Accueil  Rechercher  Membres  S'enregistrer  Connexion    

Partagez|
<<<<

Les conséquences d'une excursion pas raisonnable - Noghrey (Suite)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 28 Mai - 18:09


Précédemment dans Nayak Therapy,

La jeune Bay, à la suite d’une lettre envoyée par sa mère annonçant qu’elle la laisse seule pour rentrer en Angleterre, décide de s’aventurer en ville. Elle ne supporte plus le pensionnat, elle a besoin d’air car elle ne comprend pas le comportement de sa mère. Munie d’un billet de 20$, elle va s’acheter des clopes lorsqu’elle rencontre son professeur de bio, qui n’est autre qu’Arthur Noghrey, transportant dans son sac à dos un tas de médicaments et drogues pour usage médical. Ils décident de prendre un café lorsque Bay repère un type les dévisageant. Ils sortent rapidement du McDo mais même avec toute la prudence du monde, ils se retrouvent piégés dans une embuscade de quatre gars voulant de l’argent, le sac à dos et une jeune fille en prime. Ils s’en sortent non sans dommages collatéraux, réussissent à tuer les quatre agresseurs et décident de rentrer pour soigner leurs blessures (surtout celles de Bay).



Run boy run, this world is not made for you...

Le paysage défilant sous mes yeux me donne envie de gerber. Mon poignet me lance mais je me concentre sur des petits détails, le plastique abimé des sièges du bus, l’odeur désagréable du gasoil, la carte des bus de la ville recouverte d’un graffiti fait à la va vite. La pensée d’avoir tué deux personnes revient me hanter mais je la chasse avec des tas d’arguments. Le premier est que c’est eux qui nous ont agressés, c’était de la légitime défense, point barre. Le deuxième est que ça me prépare aux combats qui m’attendent plus tard. Je vais probablement être moins confrontée aux batailles vu mon don mais il faudra que je tue tôt ou tard. Au moins, c’est fait. Le troisième est que si on ne les avait pas supprimés, ils auraient agressé d’autres personnes, peut être bien plus vulnérables que nous. Ce n’est pas le bon moment pour s’en vouloir. Je veux juste rentrer, soigner mon poignet et dormir. Je viens d’atteindre mon cota d’émotions pour la journée. J’arrive à faire bonne figure devant mon professeur même si ça me fait un mal de chien. Je n’ai pas particulèrement de fierté mal placée, si j’ai envie de pleurer, je pleure et si je dois m’excuser, je m’excuse mais avec les missions qui ne tarderons pas, je n’ai pas envie de pleurer ou crier pour un poignet. J’ai envie d’être forte. Ce n’est peut être qu’un avant goût de ce que je vais vivre plus tard. C’est mon professeur qui devrait se tordre de douleur mais il est étonnamment calme. À sa place, je serais un poil stressée d’avoir un trou dans le ventre mais c’est lui le médecin après tout, il sait ce qu’il fait. Je détourne le regard de mes contusions et des quelques goutes de sang séchées sur mes mains blanchâtres pour fixer les chaussures de mon voisin. Je ne suis pas faite pour la guerre, j’ai plutôt tendance à faire ce qu’il me plaît. Je n’aime pas les ordres mais j’ai réussis à me programmer pour me taire et obéir en moins de deux années. Je ne suis pas une guerrière, si ça tenait qu’à moi, je serais en Australie, en train de chanter et jouer de la guitare sur une plage autour d’un feu de bois avec des amis. Voyager pour faire court. Lorsque j’ai dû décider de mon avenir, c’était soit vivre le plus normalement possible avec le poids d’un don que je ne savais pas contrôler et être à la merci de la guerre, soit prendre mon courage à deux mains, apprendre à maîtriser mon don, devenir plus forte et 'offrir pour qu’il soit utile pour mettre fin à la guerre. Je n’ai pas hésité longtemps. Je ne suis peut être pas une combattante mais je suis une survivante. Je reviens à la réalité lorsque le bus s’arrête pour que nous descendions.

On marche rapidement pour atteindre l’infirmerie et je peux entendre le frottement du sac à dos contre la veste de Mr Noghrey. Son contenu est sans aucun doute précieux, pas besoin de réfléchir beaucoup pour s’en rendre compte. Mon professeur le tenait comme si c’était la prunelle de ses yeux et une partie des pensées d’un de mes agresseurs était concentrée sur le contenu de celui-ci. Il doit probablement y avoir beaucoup d’argent à l’intérieur ou alors une quantité suffisante de drogue pour vouloir le tuer. Je ne pense pas que l’agression était pour mon petit billet bien caché mais pour ce qu’il transporte lui. Il avait bien une raison pour se rendre en ville. Heureusement, on croise très peu d’élèves sur notre route et personne que je connaisse, je n’aime pas me justifier ou raconter les histoires. Comment expliquer mon hématome bien en évidence et le sang sur les vêtements de mon professeur ? Je soupire à la pensée d’un joint.  Qu’est ce que je donnerais pas pour en fumer un là maintenant. Malheureusement, je peux me défoncer de moins en moins à cause de la montée des prix de ces saloperies. En réfléchissant bien, je dois bien avoir un reste dans une de mes planques. Peut être qu’avec un peu de chance, il va me donner un truc qui va m’assommer pour soulager la douleur. Arrivés à l’infirmerie, je suis un peu plus détendue. Je ne suis rentrée ici que très peu de fois, soit parce que j’accompagnais un de mes camarades, soit pour des vérifications de mon état et des éventuelles prises de sang. Je m’installe doucement sur la table d’auscultation en prenant soin de ne pas utiliser ma main.

- C’est grave docteur, je demande avec un petit sourire en coin.

Je préfère garder un peu d’humour, c’est mieux que de se morfondre et de tirer la gueule. Il vaut mieux sourire mais je sens que je vais souffrir un petit peu, étant donné que ça fait un mal de chien même lorsque je ne bouge pas ma main. Je ne préfère pas penser au fait qu’il doive peut être me la remettre en place manuellement. Ça risque de piquer…

_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 28 Mai - 22:53


Bay  & Arthur ❧



Bordel... Je posais nerveusement mon fessier sur le vieux siège poussiéreux tout en jetant un rapide coup d’œil au chauffeur de bus. C'était toujours le même, il ne posait jamais de questions, je venais de monter dans son bus avec le boyau à l'air et lui il roulait tranquille. En plus il ne respectait même pas les limitations de vitesses.... Au bout que quelques minutes de trajet je commençais seulement à m’intéresser au poignet de Bay.  Avant même de monter dans le bus je savais que le poignet n'était pas cassé, mais la couleur virant au bleu ne m'indiquait rien de bon. Je préférais ne même pas toucher à Bay jusqu'à l'arrivé au pensionnat, aucun médicament, rien avant d'être dans un lieu stérile. Je sais que lorsque les gosses seront sur le front je n'aurais pas droit à de lieu stérile, je profite de l'occasion pour faire les choses biens. Je m'assurais que Bay ne bouge pas trop, elle ne semblait pas se plaindre, son regard perdu à l'horizon. J'en profitais pour vérifier ma propre blessure, elle me semblait être sur une bonne voie de guérison. En tout cas plus rien ne s'écoulait de mon ventre. Je m'enfonçais dans mon siège de quelque centimètres et sorti une clope. Méritée ! J'en proposais machinalement une à Bay, quel mauvais prof et mauvais médecin. Je l'allumais et la tirais la plus rapidement possible. La nicotine se répandait dans tout mon être, je me sentais moins stressé. Je savais très bien qu'à mon retour j'allais devoir faire face à une demi douzaine de gamines sous l'emprise de leur œstrogènes qui vont me demander n'importe quoi, un ou deux gars qui a une écharde, et la radio de Bay.
Le trajet fut relativement court au final. Je m'empressais de sortir de ce bus, l'odeur nauséabonde des sièges commençait sérieusement à me remonter les tripes. Bay marchait relativement bien, j'imagine qu'elle supportais bien la douleur ou que l'adrénaline avait pris le dessus, de ce fait je m'inquiétais moins pour elle. Combien de personnes sont arrivés à l'hôpital évanoui juste pour une entorse haha. Je m'en voulais toujours autant de l'avoir entraîné dans cette histoire. J'aurais dû faire semblant de ne pas la reconnaître en sortant du tabac bar comme tout les autres profs font.
Je me dirigeais vers l'infirmerie d'un pas pressé, la clope au bec, serrant le sac contre ma hanche. Toute cette histoire pour trois pauvres préservatifs et de la pénicilline... Mais bon, sans ça je ne peut plus tenir mon cabinet médical alors je ne vais pas me plaindre, c'est le risque du métier.
Je poussais la porte arrière du cabinet, hors de question de passer par l'entrée principale, je ne veux pas me presser et rater mon travail. J'indiquais à Bay de s'asseoir doucement sur la table d'auscultation puis je posai mon sac sur mon bureau. Je le retourne d'un coup sec, déversant son contenu sur le bois, je savais que toute les bouteilles de pénicilline avaient été minutieusement entourées d'un film plastique pour lui éviter les chocs. Je vérifiais rapidement le contenu qui se présentait sous mes yeux. Je restais immobile, allais utiliser une de mes quatre dose de morphine pour Bay ou allais-je attendre un étudiant blessé plus grièvement ? Finalement je me dirigeais vers mes armoires, j'imagine qu'une bonne dose d'Arnica ferra l'affaire. Je sorti la crème au cas où, même si il s'agira plutôt d'un traitement post curatif. Je m'approchais de Bay, me penchais quelque peu vers son poignet sans pour autant le toucher.

« C'est grave docteur ?»

« Et bien ma grande, direction radio ! J'espère que ce n'est pas luxé …»

J'invitais Bay à me suivre, la salle de radio n'étant pas dans mon bureau nous étions obligé de nous déplacer. Comment a-t-elle pu se luxer le poignet … Quelle galère ça va être pour elle. Si jamais elle s'est luxé le semi lunaire je vais devoir l'opérer. Je n'ai jamais eu affaire à de luxation du poignet dans ma carrière, c'est un cas tellement rare. D'habitude les patients arrivent avec de petites fractures du radius ou de l'ulna, enfin bon, tout arrive en médecine.

« Pose doucement ta main juste là et bouge plus.»

Je lui indiquais comment poser sa main sur la table tout en bougeant l'appareil radiographique. Je m'éloignais de Bay pour me diriger vers l'ordinateur et lancer la radio. J'étais tranquillement assis sur ma chaise tandis que la machine faisait rapidement son boulot. J'étais d'apparence impassible, mais dans mon esprit tout allait très vite. J'envisageais le pire. Où opérer Bay ? Avec quel matos ? J'avais déjà opéré ici, mais le semi lunaire c'est vraiment délicat, j'aurais besoin d'un assistant. Si ça se trouve je me faisais des films. Je tirais une dernière latte sur ma clope et la posais plus loin, pas très pro mais j'étais un peu le roi ici.
La machine sonna, fin de la radio. Pas le temps de l'imprimer tout beau et l'afficher sur un mur, la nouvelle de l'informatique me permet de tout visualiser sur l'ordi. Je plissais les yeux, regrettant presque de ne pas l'avoir imprimer....


Dans ton rp tu as dit que tu avais déboîté le poignet de Bay. Envois moi un mp pour me dire si tu préfères qu'il soit luxé, donc on opère et tout, ou juste cassé hihi. Normalement tu devrais pouvoir répondre au rp même si j'ai pas encore regardé la radio
©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 5 Juin - 21:58


 

I'm bigger than my body, I'm colder than this home
I'm meaner than my demons, I'm bigger than these bones.

J’ai toujours eu horreur des hôpitaux, des cliniques ou des infirmeries. Tout ce qui est blanc, aseptisé et sentant le propre, ça me rend nerveuse. Pourtant, je me sens plutôt bien ici. On y organiserait pas une petite soirée mais je n’ai pas envie de déguerpir pour autant. Je redoute le diagnostic du doc. Si c’était plus grave qu’un simple poignet déboité ? je chasse ces pensées négatives de mon esprit en m’asseyant sur la table d’auscultation. Mon regard s’arrête sur la blessure de mon professeur. Je suis rassurée en voyant qu’il ne saigne plus. C’est peut être lui le spécialiste mais je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour sa blessure qui m’a l’air deux fois plus grave que la mienne. Je le respecte énormément, il fait partie de ceux qui m’apprennent à survivre et sans lui et mes autres professeurs, j’irais directement dans la gueule de la mort. Je sors de mes pensées lorsqu’il s’avance vers moi pour observer ma blessure.

- C’est grave docteur ?

C’est simple comme demande et bien trop cliché pour être sérieux dans la bouche de quelqu’un d’autre. Pourtant, ça reste pour moi une réelle inquiétude camouflée par un humour un peu douteux. Je fais ce que je peux pour relativiser.

- Et bien ma grande, direction radio ! J'espère que ce n'est pas luxé…

Génial, une radio ! Mon étonnement me surprend. Je ne sais pas à quel point c’est grave. Je pensais qu’il m’avait juste légèrement écrasé le poignet le salopard mais vu la douleur, ce n’est peut être pas aussi rose finalement. Un grognement contrarié s’échappe de ma gorge et je me contente de suivre mon professeur pour entrer en radiologie. Je ferais une piètre toubib. Entre les aiguilles, le sang de partout et les nombreuses connaissances du corps humain à avoir, ce n’est pas un métier fait pour moi. Il fait froid et un frisson parcourt toute ma colonne vertébrale, réveillant les douleurs que les brutes m’avaient infligée.

- Pose doucement ta main juste là et bouge plus.

Je hoche la tête en silence. Lorsque je pose ma main comme mr Noghrey me l’indique et qu’il se dirige vers l’ordinateur, une fatigue physique m’enveloppe et je me sens vidée de toute mon énergie. Mon corps a subit un choc, c’est probablement un mécanisme de défense ou un truc comme ça. Ou je suis juste très fatiguée. Je m'imagine bien prendre un bain brulant pour relâcher la pression mais me bourrer la tête avec des désirs inatteignables ne va pas m'aider à supporter la douleur. Je suis attentive aux réactions de mon professeur, premièrement parce que c’est un bon exercice pour ne pas entrer dans sa tête et deuxièmement, parce que j’ai envie de savoir si c’est grave. Il ne dégage rien du tout, ce qui m’inquiète un peu plus. Généralement, je suis rassurée par l’expression des émotions des gens qui m’entourent. Je suppose que c’est normal, j’ai toujours disséqué l’esprit des gens sans même le vouloir. Dans une autre vie, j’aurais pu être psychologue. Tout compte fait, ça n’aurait pas pu être une bonne idée. Même si j’aime la complexité de l’esprit humain, écouter les problèmes des gens toute la journée, c’est pas pour moi. Je ferme les yeux et inspire l’air emprunt d’une senteur de tabac. Cette odeur familière m’apaise dans cette pièce où tout m’est inconnu. Il y a encore quelques temps, je me serais probablement insurgée de l’action de mon professeur mais j’avais plus envie de le remercier à présent. Le silence règne et les secondes me paraissent de longues minutes. Je ne suis généralement pas très à l’aise avec les machines qui m’observent sous toutes mes coutures et je ne saurais dire pourquoi. Je pose mes yeux sur mr Noghrey qui se trouve derrière l'ordinateur.

- Vous aimez me torturer, je demande avec un petit sourire.

Mon regard malicieux passe du professeur à la cigarette qui me fait vraiment envie. Avec la douleur qui me scie le poignet et avec mon corps qui me fait souffrir dès que je bouge, j’avoue qu’une dose de nicotine serait la bienvenue. Je le dis sur le ton de la plaisanterie mais je n’en reste pas moins sérieuse. Lorsque j’entends le bip de la machine, je me raidis. J’ai peur du diagnostic. Je n’irais pas jusqu’à prier même si je risque de bientôt me retrouver sur un champs de bataille et que j’aurais l’utilité d’un poignet en bonne santé. Je ne suis pas croyante donc à quoi bon. J’enlève ma main prudemment et m’avance doucement vers mon professeur toujours en essayant de sonder son visage sans pénétrer dans son cerveau pour autant. Lorsqu’il plisse les yeux, je me dis qu’il aurait peut être fallu que je prie finalement.

_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas

Les conséquences d'une excursion pas raisonnable - Noghrey (Suite)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Décès « suite à un malaise » du numéro deux de la police dans le Nord-Ouest.
» Excursion de chasse [PL : Venez-vous joindre quand vous voulez!]
» urgent caniche de 12ans à placer suite décés ADOPTE
» Excursion scolaire | Rang C | Solo
» Journée Portes-Ouvertes [Suite]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Näyak Therapy  ::  :: • Jardins :: Infirmerie-