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❧ Footing nocture - Malaïka

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Mer 18 Déc - 17:01


Malaïka & Arthur ❧ footing noctune

J'ai fait de mon mieux, pourtant ce souvenir me hante chaque nuit. Impossible de le fuir, c'est comme si..il était plus rapide que moi. J'ai trouvé une manière de m’échapper, enfin, une manière d'y réfléchir sans que personne ne s'en rende compte. La nuit était présente depuis plusieurs heures, il était moins de vingt et une heures, j'allais bientôt m'échapper. Cela faisait une petite semaine que j'avais mis ce système en place, quand j'étais étudiant je le faisais tous les soirs mais maintenant c'est différent. Les derniers jours j'étais parti au mont Creepy, j'avais besoin de distance, mais j'avais une conscience professionnelle, je ne supporterai pas l'idée qu'un élève ait besoin de moi tandis que j'aurais été ailleurs. Je quittai mon cabinet, de toute manière tous les gosses avaient mon numéro de portable, et filai à ma chambre pour me changer. Il faisait froid dehors, la neige avait légèrement recouvert le sol, pourtant je mis un short de course et un t-shirt demi-manche, j'avais besoin de me rafraîchir les idées.
 
L'air frais brûlait mes poumons à chaque inspiration que je faisais. Au début le froid m'a mordu les mollets et les épaules, mais rapidement mes muscles se sont réchauffés. Je courrais dans les jardins à grandes foulées, comme lorsque j'avais dix-huit ans. J'ai toujours été très têtu, quand je courrais je cherchais la vitesse et non l'endurance, mais ce soir j'allais devoir calmer mes hardeurs même si j'étais un peu trop rapide pour courir pendant une heure. J'avais fait environ quatre foulées que déjà son image revint dans ma mémoire. Cette année-là je courrais à ses côtés parce qu'il avait trop peur d'être seul, et moi qui lui avait dit que tout se passerait bien... J'en ai vu des mecs se faire tuer, j'ai reçu les boyaux de mes amis sur le visage, j'ai découpé des mecs en pleine forêt pour les sauver, je n'ai jamais été traumatisé. Mais avec Bryan c'est différent. J'imagine que lorsque qu'on tue  des certaines de gens sans regretter on finit bien par culpabiliser ailleurs, c'est ce qui m'arrive. Si je n'avais pas tourné ma tête, si j'avais continué à lui parler au lieu de recharger mon putain de SMDR peut-être que ce gosse ne se serait pas relevé dans la tranchée, il n'aura pas eu le corps criblé de balles parce que je lui aurait dit de pas bouger son cul ! Je courrais de plus en plus vite, c'est bien, j'évacuais ma colère, je n'avais pas le droit d'éprouver le moindre sentiment, je devais être neutre... Je fermai mes yeux sur la ligne droite, je n'avais pas le droit de me morfondre et de penser au passé. Ce qui m'énervait le plus c'était cette sensation de tristesse, de culpabilité et d'échec profond que je n'avais jamais ressenti. J'avais toujours tout réussi dans ma vie, en passant par des chemins minés certes mais au final j'y arrivais. Alors que là rien ne nous ramennera Bryan. Dans deux jours cela fera un an qu'il est mort, c'est peut-être pour cela que ça me travaille autant. Je tournai sur ma gauche, j'avais presque un sourire triomphant d'ailleurs  trouvé la raison de mes tourmentes. Sauf que dans l'obscurité des jardins j’aperçus une silhouette svelte se mouvoir à une centaine de mètres. Les élèves n'avaient pas le droit de se trimbaler dehors après vingt heures sauf le samedi, je plissai donc mes yeux pour mieux voir et vérifier que cette personne en question ne se dirigeait pas vers mon infirmerie. Non, elle allait vers un sens totalement opposé. J'accélérai de nouveau mon rythme, qui ressemblait plus à une course qu'à un simple footing afin de rattraper cet inconnu. Lorsque je fus à une cinquantaine de mètres je reconnus immédiatement à qui j'avais affaire. La prof de sport tant convoitée, enfin à cause d'elle j'avais surtout un paquet d'élève qui s'inventaient des excuses pour sécher les cours qu'elle leurs faisait subir. N'empêche je ne pouvais pas la critiquer, quand j'allais courir au front avec eux ils suivaient bien le rythme, l’entraînement devait porter ses fruits ! Je poussai sur mes jambes pour la rattraper, elle courrait vraiment comme une gazelle, elle portait bien son don. J'avais vraiment envie de faire la causette parce que je savais que la jeune femme était là depuis un an, voire même deux, et que je n'avais jamais vraiment eus l'occasion de lui parler. Ah si, une fois ! Un gosse s'est cassé le poignet dans son cour et je lui avait posé deux trois questions il me semble. Ce n'était pas vraiment une conversation... Lorsque je fus aux côtés de Mademoiselle Gray je lui adressait un sourire et lançai.
 
«Salut ! Ça te dérange pas si je cours avec toi ? »
 
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Jeu 1 Mai - 17:06






† Footing Nocturne†
Arthur et Malaïka


Fermer les yeux. C'était la seule chose que pouvait faire Malaïka lorsqu'elle voyait les élèves s’effondrer en pleurant car ils n'en pouvaient plus de de courir, faire des pompes, des exercices, et d'autres activités épuisantes. Il arrivait que la professeur de sport s'imagine se mettre à la place de ses élèves, bien sûr elle n'aurait pas autant de difficulté, mais elle éprouverait une certaine haine envers la personne qui l'obligerait à faire ça. Parfois, elle avait envie de dire aux élèves de s’arrêter et de l'écouter. Elle s'imaginait leur dire qu'elle regrettait sincèrement ce qu'elle leur faisait subir et à quel point cette guerre était affreuse et inutile à ses yeux. Mais, elle ne pouvait pas se permettre de faire ça. Son devoir était de leur apprendre l'endurance et les préparer à la guerre, pas de leur raconter son point de vue. Elle aurait préféré enseigner cette matière dans des circonstances différentes.
Malaïka venait de lâcher les élèves devant le gymnase. Elle salua une élève. Cette élève boitillait vers sa chambre tenue par deux amies. Le pantalon court et couvert de boue la jeune fille laissait entrevoir une cheville gonflée et bleutée, Malaïka avait conclue que c'était sûrement une entorse mais lui avait conseillé de faire un tour à l'infirmerie pour mettre de la glace et peut-être avoir une attelle. C'est que de nombreux élèves en avait besoin après son cours. Elle avait seulement eu dix élèves pendant ce cours : sept élèves dispensés et une dizaine qui avait séché après avoir appris que la séance se passerait au Mont Creppy et serait donc plus fatigante. Ils ne se doutaient pas que lorsqu'ils auraient à aller au front, ils seraient incapable de tenir le rythme. Ces cours de sport avaient leur utilité, mais les élèves ne s'en rendaient pas compte.
Il n'y avait pas que les élèves qui était couverts de boue, Malaïka aussi avait été servi. Le temps ayant été très pluvieux les jours précédents, le sol était très boueux. Ça n'avait pas empêché le cours d'avoir lieu. La boue rendait les exercices encore plus réalistes, au dépit des vêtements qui étaient tout crasseux lors de la fin du cours. Lorsqu'elle entra dans sa chambre, elle récupéra un vieux survet' encore propre et prit une douche froide pour retirer la boue qu'elle avait accumulé lorsqu'elle avait montrer aux élèves comment s'y prendre pour certains exercices. L'eau prit bientôt une couleur brunâtre et disparut dans la bonde. Elle enfila les vêtements qu'elle avait sortit un peu plus tôt et s'effondra sur son lit. Elle commença à réfléchir à cette élève qui avait pleuré à cause de la douleur qu'elle avait du ressentir à cause de cette entorse, elle s'était fait ça en tombant mal du filet qu'elle escaladait. Ce genre d'accident arrivait souvent, ce qui obligeait les élèves à se reposer plusieurs jours et de manquer des cours de sport. Cet entrainement intensif était beaucoup trop difficile pour des adolescents comme eux. Et Malaïka en était consciente mais en temps de guerre, il fallait les préparer. Finalement prise dans ses pensées, elle ne se rendit pas compte que peu à peu elle tombait dans le sommeil. Ce fut lorsque son téléphone vibra qu'elle se réveilla en sursaut. Elle comprit alors qu'elle s'était assoupi. Ramassant son téléphone, et vit qu'il n'avait presque plus de batterie ce qui expliquait pourquoi il avait vibré, puis lorsqu'elle vit l'heure, elle ne put s’empêcher d'être surprise. L'écran indiquait vingt heures trente. À cette heure, la cantine était fermé. Mais Malaïka n'avait pas encore mangé et elle avait faim. Elle sortit de sa commode une vieille barre chocolatée et alla faire un tour dehors pour la manger. Avant même d'être sortie du bâtiment, elle l'avait terminée. Elle profita d'être à l’extérieur pour faire son footing journalier. L'ai frais du soir lui fit un bien fou. Elle avait besoin de se changer les idées. Elle avait appris il y a quelques jours que la capitale française avait été décimée. Tant de victimes pour rien. Bientôt, des élèves de l'internat s'en irait en Pologne se battre. Ils seraient loin d'être prêts, ils ne l'auraient jamais été. Qu'importe le nombre de séance d'entrainement de sport, de tire ou de combat, même entrainé beaucoup physiquement, le psychique ne pouvait pas suivre. La guerre traumatisait physiquement mais aussi mentalement, c'était bien connu. Perdu dans ses pensées, la jeune libérienne n'entendit pas s'approcher Arthur et sursauta en le voyant ses côtés. Il prit aussitôt la parole après m'avoir adresser un sourire.

" Salut ! Ça te dérange pas si je cours avec toi ? "

Arthur Noghrey était un très bel homme, elle avait aussi reçu des échos positifs du professeur de SVT et de tire mais ne l'avais jamais vraiment côtoyé. En tant normal, elle aurait été beaucoup plus charismatique mais elle n'était pas l’humeur pour. Elle se contenta de le saluer à son tour.

" Salut ! Non ça ne me dérange pas."

Elle se cala sur un rythme moins rapide, et retourna dans ses pensées. Mais, bien vite elle se rendit compte de son impolitesse envers Arthur. Il allait sans doute mal la juger... Elle se força donc à engager la conversation.

" Bien triste nouvelle, Paris décimée. C'était une si belle ville..."

Puis les mots furent plus faciles à sortir car d'une certaine manière, elle confiait avec une autre personne ses pensées et ça lui faisait du bien. De nombreux souvenirs à propos de la ville ressurgirent dans sa tête.

" J'y étais allée étant jeune. Avec mon père. Il était en voyage d'affaire et m'avait laissée faire ce que je veux avec comme seule surveillance une jeune baby-sitter française, qui ne comprenait d'ailleurs rien à ce que je disais, ce qui était réciproque... "

Tout en repensant à ces vieux souvenirs, elle revoyait dans sa tête les images de cette grande ville. La tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le Louvre, tout ces monuments détruits à présent... Puis elle pensa à cette adolescente française qui s'était occupée d'elle durant la semaine. Sûrement morte, elle aussi...

" J'ai du mal à croire qu'elle soit morte, cette baby-sitter..."

Elle sentit peu à peu les larmes lui monter aux yeux. Elle cligna plusieurs fois les yeux pour que les larmes disparaissent et s'efforça de changer de sujet.

" Sinon ? Tu as beaucoup voyagé ?



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Malaïka D. Gray




Dernière édition par Malaïka D. Gray le Jeu 1 Mai - 21:30, édité 1 fois
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Jeu 1 Mai - 19:44


Malaïka & Arthur ❧  footing noctune


Je rattrapai la gazelle en quelques foulées qui me coûteront sûrement de jolies crampes. Mademoiselle Gray ne semblait pas m'avoir entendu, elle était concentrée dans sa course effrontée au rythme saisissant. Malgré la pénombre je pouvais distinguer les traits de son visage, durcis par l'effort mais agréables au regard. Décidément le proviseur ne choisissait que des belles femmes pour le camp ! J'attendis quelques secondes puis décidais de parler pour signaler ma présence.

« Salut ! Ça te dérange pas si je cours avec toi ? »

La jeune brune sursauta, ne s'attendant sûrement pas à ce que quelqu'un s'invite à côté d'elle, encore moins le pauvre médecin militaire. Je lui adressais néanmoins un chaleureux sourire, je trouve ça plus sympa de courir avec quelqu'un. Je sentis la jeune femme ralentir son rythme, j'aimais peut-être courir mais je n'étais pas un grand sportif comme elle, je ne pouvais pas faire de l'endurance en courant à vingt kilomètres heures. Malaïka tourna sa tête, fixant droit devant elle et me répondit sur un ton ni agressif ni amical.

« Salut ! Non ça ne me dérange pas. »

Hum..j'aurais peut-être dû continuer de courir dans mon coin. Je me concentrai sur mes foulées, regardant le paysage qui nous entourait. Dans mes souvenirs je n'avais eu que de bons échos concernant la fameuse prof de sport, mis à part la dureté de ses cours on m'avait dit qu'en dehors c'était une femme très souriante et sympathique. En même temps je n'allais pas la blâmer, peut-être préférait-elle courir seule. Je ne pus m'empêcher de regarder mes pieds durant ma course, lorsque je relevais ma tête quelques secondes plus tard j'hésitais à briser le silence mais Malaïka fut finalement plus rapide que moi.

« Bien triste nouvelle, Paris décimée. C'était une si belle ville. »

« Oui..je n'arrive toujours pas à y croire ! »

Cette nouvelle ne voulait pas rentrer dans mon esprit, je n'arrivais pas à cautionner la mort de deux millions d'individus en une fraction de secondes. Certains étaient sûrement en train de dormir, ou de se disputer, ou bien même de boire un petit café sur le chemin de la maison ou en train de prendre des photos de la capitale. Quand je pense à ces quelques élèves qui ont perdu leurs familles, ils sont une petite dizaine à venir de Paris. La jeune brune reprit parole tout en continuant sa course.

« J'y étais allée étant jeune. Avec mon père. Il était en voyage d'affaire et m'avait laissée faire ce que je veux avec comme seule surveillance une jeune baby-sitter française, qui ne comprenait d'ailleurs rien à ce que je disais, ce qui était réciproque... J'ai du mal à croire qu'elle soit morte, cette baby-sitter... »

Elle marqua un arrêt lorsque sa voix s'étrangla, finalement cet événement marque tout le monde. Je jetai un regard à ma collègue, je ne voulais pas qu'elle fonde en larmes juste à cause de ma présence. Je remarquai que ses yeux étaient brillants mais c'était une femme forte, j'en étais convaincu. Elle changea d'ailleurs très rapidement de sujet de conversation.

« Et bien je suis allé à Paris, une fois, avec une fille. C'était vraiment...magnifique. J'ai fait quelques tours en Amérique, un voyage en .Angleterre. J'ai vu l'Allemagne aussi, j'allais souvent en Alaska, j'ai de la famille là-bas. J'aurais bien fait le tour du monde mais bon avec les études je ne pouvais pas vraiment me le permettre. Ah et j''ai passé une semaine à Rio quand j'ai participé aux Jeux Olympiques de 2016. Et toi, tu as vu beaucoup de choses à part Paris ? »

J'avais oublié à quel point c'était compliqué de parler plus de trente secondes tout en courant. J'ai tenu le choc même s'il va falloir que je travaille un peu ma respiration. Je repensais à mes escapades en France, mais surtout de mon enfance en Alaska. J'y allais une seule fois par ans, pendant la période de Noël, c'était magique. Mon voyage en Angleterre au lycée était pas mal non plus. Ca me manque tout ces petits voyages...
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Jeu 1 Mai - 21:19






† Footing Nocturne†
Arthur et Malaïka




Le rythme que Malaïka avait choisi pour ne pas perdre Arthur lui donna l'impression de courir sans aucune difficulté. La jeune femme avait tellement l'habitude de courir vite qu'elle avait oublié le confort d'une course plus lente. La prof de sport avait engagé la conversation et avait commencer à bavarder avec le médecin. Le sujet de la guerre qui lui avait occupé toute la soirée était revenu dans cette conversation. Comment ne pas en parler ? Ca semble tellement évident dans un pensionnant comme celui-là.

" C'était une si belle ville... " A-t-elle dit, tout en le pensant très fort.

Paris avait toujours été une ville très touristique. La ville des Amoureux. A présent ce n'était plus rien du tout. Qui penserait qu'il aurait eu recours à la bombe nucléaire. Elle se souvint que lors d'un d'un des cours qu'elle avait au collège, en histoire son professeur lui avait parler de ses bombes. Il affirmait qu'il ne risquait rien car les possesseurs de bombes nucléaires se faisaient peur mutuellement. Au final, ça n'avait arrêter personne, du moins pas le pays qui avait osé faire ça.

" Oui.. Je n'arrive toujours pas à y croire ! "

Malaïka n'avait pas été la seul à se sentir désorienté. Tant de personnes mortes en si peu de temps. Qui n'avais pas été attristé par cette nouvelle ? Et c'est à cet instant que la peur noua le ventre de chacun. Et si la prochaine ville qui était visée était celle dans laquelle on vivait. Bien sûr, Malaïka se laissa entrainer dans ce sujet en parlant de ses souvenirs, du passé. Elle expliqua à Arthur, qu'elle y était allée une fois lors de sa jeunesse. Et qu'elle y avait fait la rencontre d'une adolescente qui s'était occupée d'elle le temps de ses vacances. La mention de cette jeune fille troubla le coeur de la libérienne qui ne put s'empêcher de penser qu'elle était sans doute morte elle aussi. Elle se retint de pleurer en serrant les poings et en changeant de sujet. Arthur qui ne s'était pas beaucoup exprimé jusque là répondit à la question que venait de poser Malaïka qui demandait si il avait beaucoup voyagé.

" Et bien je suis allé à Paris, une fois, avec une fille. C'était vraiment...magnifique. J'ai fait quelques tours en Amérique, un voyage en Angleterre. J'ai vu l'Allemagne aussi, j'allais souvent en Alaska, j'ai de la famille là-bas. J'aurais bien fait le tour de monde mais bon avec les études je ne pouvais pas vraiment me le permettre. Ah et j'ai passé une semaine à Rio quand j'ai participé aux Jeux Olympiques de 2016."

La dernière phrase d'Arthur laissa perplexe Malaïka. Participer ? Malaïka se souvint que cette année là, elle avait suivit les Jeux Olympiques avec attention grâce à sa télé. Mais elle ne se souvint pas l'avoir vu. Petit-être avait-il tout simplement voulu dire qu'il avait participé à l'organisation ? Mais, la jeune femme décida tout de même de lui poser la question.

" Rio ! Je rêve d'y aller, surtout pour son carnaval ! Tu es chanceux d'avoir pu y aller. Mais que veux tu dire par participer aux Jeux Olympiques ? "

Il posa à son tour une question à Malaïka.

" Et toi ? Tu as vu beaucoup de choses à part Paris ? "

Là encore, cette question plongea la prof dans ses souvenirs. Voyager ? Pas vraiment... Elle s'était contenter de rester avec sa dite belle-mère à poireauter toute la journée ou bien évidemment aller en classe. Mais lorsque son père partait en voyage d'affaire longtemps, il lui arrivait qu'il prenne sa fille avec. Son père était un vrai homme d'affaire qui n'avait pas beaucoup de temps pour lui et qui ne cessait de prendre l'avion pour aller régler des affaires dans d'autres pays. Malaïka ne savait toujours pas ce qu'il faisait comme métier, il allait et venait de pays en pays, c'est tout ce qu'elle savait. Elle cita donc les pays qu'elle avait pu visiter.

" Hum... Disons que j'ai quand même pas mal voyager avec mon père qui lui était obliger pour son travail. J'ai visiter pas mal de pays européens tels que le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne. Malgré le fait que je vivais en Afrique, je n'ai jamais eu l'occasion de visiter les pays de mon ancien continent : mon père n'y allait jamais. Sinon, je n'ai jamais non plus eu l'occasion d'aller en Amérique. Mais je suis allée une fois au Japon. Je crois que j'ai fait le tour. "

Sa jeunesse peu mouvementée n'avait eut comme bouleversement la découverte de son don de métamorphose. Ça avait changé sa vie. Elle avait à partir de ce moment là découvert le bonheur de courir dans la savane. Elle décida d'en parler à son interlocuteur avec la ferme intention de savoir qu'elle était le don d'Arthur.

" Mais quand mon don est apparu dans ma vie, tout m'a semblé différent. J'avais toujours l'impression d'être enfermée dans une bulle mais lors de mes métamorphoses, le monde tout autour de  moi changeait et m'offrait une sensation de liberté unique."

Puis, sa curiosité l'emporta, elle voulait savoir à qui elle avait affaire.

"Et sinon ? Comment s'est passée ta jeunesse ? Tu m'as dit que avais de la famille en Alaska ? "

Puis, en voyant un banc un peu plus loin, elle proposa à Arthur de s'arrêter. Après tout, elle commençait à fatiguer. Il était déjà vingt et une heure du soir, et ses cours de sport avait suffit à l'épuiser.

" Tu veux t'assoir ? "




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Malaïka D. Gray


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Ven 2 Mai - 8:55


Malaïka & Arthur ❧  footing noctune


« Rio ! Je rêve d'y aller, surtout pour son carnaval ! Tu es chanceux d'avoir pu y aller. Mais que veux tu dire par participer aux Jeux Olympiques ? »

Je ne répondis pas tout de suite. Je n'avais effectivement pas été à Rio pour le carnaval, mais bien pour participer aux jeux en tant « qu'athlète ». Je m'étais senti tellement petit en arrivant face à tous les participants. Moi qui avant me sentais fier de ma carrure je pouvais aller m'enterrer dans un trou ! Je me souviens de tout ce punaise de stress avec ma famille dans les gradins qui ne comprenait pas pourquoi j'étais à l'hôpital pour soigner des patients. Je me souviens de ces cibles mouvantes qui ont explosé sous mes yeux, j'y croyais pas au début. On m'avait envoyé là-bas parce qu'on m'avait dit que j'étais bon, mais je n'aurais pensé monter sur le podium, brandir cette médaille d'or...

«Oh c'est pas grand chose... J'ai remporté l'épreuve de tire avec arme à feu, c'est pas comme si j'avais gagné un cent mètre ! Et toi ? Tu as vu beaucoup de choses à part Paris ? »

Malaïka marqua elle aussi une petite pause avant de me répondre, plongée dans ses souvenirs, me laissant ainsi le temps de reprendre mon souffle. Elle m'expliqua qu'avec son père, sûrement commercial ou quelque chose y ressemblant, elle avait été contrainte à beaucoup voyager. J'appris également qu'elle avait passé son enfance en Afrique, je tournais mon visage en écarquillant légèrement les yeux. Visiter le Kenya, suivre les éléphants, toucher les animaux sauvages sous la chaleur insupportable de ce continent. Le rêve... Mais elle m'apprit rapidement qu'elle n'avait pas eu l'occasion de faire tout cela. Elle marqua une seconde et reprit parole en me parlant de son don.

« Mais quand mon don est apparu dans ma vie, tout m'a semblé différent. J'avais toujours l'impression d'être enfermée dans une bulle mais lors de mes métamorphoses, le monde tout autour de  moi changeait et m'offrait une sensation de liberté unique »

Je fixais la route devant mes yeux, j'enviais un peu cette sensation de liberté qu'offrait la métamorphose. On ne peut pas dire que mon don, ni sa découverte, soit une partie de plaisir. Je ne l'évoquais pas, j'imagine qu'elle le connaissait, ou bien qu'elle le découvrirait plus tard. La seule personne qui fut réellement au courant de mon don était Mélusine, une élève qui pouvait voir le pouvoir des objets et des personnes en les touchant. Mais cette élève est portée disparue, comme tant d'autres.

« Et sinon ? Comment s'est passée ta jeunesse ? Tu m'as dit que avais de la famille en Alaska ? »

« Oui, j'allais chez le frère de ma mère. Il nous fallait des heures en voitures, c'était vraiment pas à côté... Mais une fois là-bas, avec la neige, les chiens de traîneau, le sapin de Noël, c'était magique. »

Je m'évadais un instant dans mes souvenirs, revoyant le visage rosé de ma tante, son sourire jusqu'aux oreilles en nous voyant arriver. J'entendais les jappements des malamuts et des huskys derrière la maison. La jeune femme me sortit rapidement de mes pensées en proposant d'aller s'asseoir sur le banc. Je me dirigeais vers ce dernier en trottant puis m'étirais vaguement les jambes avant de m'asseoir. Je n'étais pas épuisé mais cette petite course aura le mérite de m'offrir des courbatures demain matin.

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Ven 2 Mai - 13:20






† Footing Nocturne†
Arthur et Malaïka




Malaïka, surveillait principalement les Jeux Olympiques pour les courses de cent mètres ou les marathons, mais il lui arrivait de regarder les autres épreuves. C'est pour cette raison qu'elle avait réagis en l'entendant dire qu'il avait participé à Jeux Olympiques. Ne pouvant retenir sa curiosité, elle lui avait demandé ce qu'il voulait dire par participer. Qui n'aurait pas été intrigué ? Mais peut-être avait-il simplement aidé à l'organisation ? Malaïka ne voyait pas vraiment quelle épreuve aurait pu correspondre au prof. Elle continua de passer dans sa tête chaque épreuve, mais se rendait compte qu'elle en oubliait plusieurs. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle aimait les Jeux Olympiques, pour la diversité entres les épreuves. Et puis, elle aimait aussi le rassemblement entres les pays du monde entier, union qui paraissait loin à présent. Lorsque Arthur prit la parole, tout devint clair.

" Oh c'est pas grand chose... J'ai remporté l'épreuve de tire avec arme à feu, c'est pas comme si j'avais gagné un cent mètre ! "

C'était les épreuves de tire qu'elle oubliait souvent. Ce n'était pas son genre de les regarder à la télé. Trop ennuyeux à son goût, et puis, elle ne voyait pas en quoi c'était du sport. Car Malaïka ne jurait que par les épreuves physiques.
Arthur lui demanda alors si elle avait avait beaucoup voyagé. Elle lui expliqua qu'elle avait beaucoup voyagé en Europe pour le business de son père mais qu'elle n'avait pas eu l'occasion d'aller ailleurs excepté dans son pays natale, en Afrique. Ce qu'elle regrettait particulièrement car elle avait toujours rêvé de visiter la savane. Bien sur, il y avait celle de son pays dont elle profitait beaucoup pour courir mais elle aurait voulu en découvrir plus. Puis en pensant à sa jeunesse, elle se rappela la découverte de son don. Une gazelle. Drôle de coïncidence, elle qui aimait déjà courir en temps normal, découvrit un nouveau point de vue de la course. Car, en tant qu'animal elle pouvait galoper si vite, qu'elle passait ses journées à le faire sous sa forme animal. Ce qui lui valait de nombreuses escapades. Elle se rappela de cette journée où elle était parti loin et où elle avait découvert un troupeau de ses congénères. Mais c'est une autre histoire.
Elle commença donc à exprimer à Arthur son point de vue, lors de ses métamorphoses. Cette liberté que l'on n'a pas en tant qu'humain. Oublier le monde moderne et revenir à la simplicité de la nature.
Puis, elle se rendit compte qu'elle ne savait rien d'Arthur. Enfin presque rien. Elle n'avait même aucune idée de son don. Ce n'était pas un métamorphe, elle ne sentait pas un animal en lui.Elle n'osa pas lui demander en direct. Mais essaya de lui soustraire l'information indirectement, en lui demandant comment était sa jeunesse.

" Et sinon ? Comment s'est passée ta jeunesse ? Tu m'as dit que avais de la famille en Alaska ? "

Effectivement, un peu plus tôt, il avait mentionné qu'il avait de la famille là-bas. Mais y avait-il vécu ? Elle estimait avoir suffisamment parler d'elle. Ce dernier expliqua quelques détails sans toutefois lui révéler quoique ce soit sur l'endroit où il avait vécu ni sur son don.

" Oui, j'allais chez le frère de ma mère. Il nous fallait des heures en voitures, c'était vraiment pas à côté... Mais une fois là-bas, avec la neige, les chiens de traîneau, le sapin de Noël, c'était magique. "

Malaïka imagina intérieurement le paysage auquel il devait penser. Elle y serait bien allée, mais les pays froids ne lui plaisait pas vraiment, même si ça devait être très beau, la neige, la glace, les balades en chien de traîneau comme il l'avait décrit. Puis estimant avoir assez couru, elle proposa a Arthur de s'arrêter et de s’assoir sur un banc un peu plus loin. Il s'y dirigea aussitôt. Le voyant s'étirer, la jeune femme l'imita et s'assit à ses côtés. Elle aurait pu courir encore quelques minutes mais elle ne voulait pas non être courbaturée pour ses cours de demain. Puis en fouillant dans ses poches, elle trouva une boite de médicaments. Cette boîte lui était familière puisque avant elle en utilisait régulièrement. C'était des médicaments pour les courbatures mais suite à la guerre elle n'avait pas pu en racheter car il n'en faisait tout simplement plus. Tout le budget du pays s'était concentrée sur les armes et les médicaments essentiels, par sur des médicaments comme celui-là. La boîte contenait encore une dizaine de cachets. Mais depuis combien de temps cette boîte était dans le survet' ? Elle sortit un cachet et le proposa à Arthur.

" Tiens ! C'est pour les courbatures. Je ne pense pas qu'il en y ait encore à l'infirmerie. Enfin, si tu ne penses pas que tu seras courbaturé demain, ça pourrait toujours t'être utile un autre jour. "

Elle lui sourit puis regarda Sa montre. Celle-ci indiquait vingt et une heure et vingt deux minutes. Il n'était pas aussi tard que Malaïka le pensait. Le ciel rougissant l'avait trompé, malgré le fait d'être en printemps, le soleil se couchait assez tôt. Puis elle se décida à réengager la conversation mais professionnellement.

" Tu sais quand est-ce que l'on devra faire passer les examens pour les élèves qui voudront partir en Pologne ? "

Malaïka fut attristée de laisser partir des élèves du pensionnat au front. Ils étaient encore si jeune. Mais c'était important et Malaïka le savait. Et puis les élèves étaient malins et avaient pour la majorité un très bon entrainement.




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Malaïka D. Gray


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Lun 5 Mai - 18:55


Malaïka & Arthur ❧  footing noctune


La jeune brune s'étira à son tour, sûrement avec plus de grâce et de professionnalisme. Lorsque je m'assis sur le banc je l'entendis fouiller dans ses poches furtivement et elle sortit une petite boîte de comprimés. En lisant discrètement le nom de la molécule j’eus un léger sourire, je connaissais ce genre de médicament. Elle craqua la fine pellicule qui protégeait le comprimé et me tendit ce dernier.

« Tiens ! C'est pour les courbatures. Je ne pense pas qu'il en y ait encore à l'infirmerie. Enfin, si tu ne penses pas que tu seras courbaturé demain, ça pourrait toujours t'être utile un autre jour. »

« Merci, je suis sûr que ça me servira ! »

Je lui rendis son sourire et profitais de l'instant où elle regardait sa montre pour le fourrer dans ma poche. Je n'allais peut-être l'avaler, j'avais déjà pour projets d'étudier chaque atome qui le constituaient pour envoyer la composition à mon « fournisseur » et créer un générique. J'imagine que ça n'était pas bien compliqué, je faisais une partie des médicaments de l'infirmerie, l'autre partie m'était « fournie » avec difficulté. Dans tous les cas j'étais touché que Malaïka m'en fasse cadeau. Par les temps qui courent, les médicaments et la nourriture sont devenus de bonnes raisons pour commettre un meurtre, tout autant que pour l'argent. Alors de là à partager... Il faut dire que nous ne vivions pas non plus dans les mêmes conditions que ces pauvres gens.

« Tu sais quand est-ce que l'on devra faire passer les examens pour les élèves qui voudront partir en Pologne ? »

Je tournais mon visage vers ma collègue. Non je ne savais pas, le plus tard serait évidemment le mieux mais Näyak ne sera pas du même avis. J'envisageais plusieurs créneaux horaires, il faudrait commencer le plus tôt possible et rester en contact par mail ou téléphone pour se mettre au point sur la liste des soldats volontaire. J'imagine également qui si nous nous chargions de cela nous allions sûrement nous retrouver aux côtés de ces gamins en Pologne. Enfin, moi j'étais sûr de partir, sûr et contrains. Je lâchais un court soupire, cet examen m'ennuyait sûrement tout autant qu'il ennuyait Malaïka.

« Et bien le plus rapidement de préférence, le temps de passer les examens, d'envoyer les soldats sur le front, il faut que ça prenne moins d'un mois. Näyak a installé une urne dans laquelle les élèves dépose leur bulletin de candidature. Le mieux serait de leur envoyer un message par téléphone pour fixer un rendez-vous au gymnase et après leur examen ça serait bien de me les envoyer direct à l'infirmerie comme ça je prends leur cardio et tout. »

Le plan était complexe, étrange, tout aussi étrange que l'idée de Näyak et l'appel de ces Allemands. Il suffisait de récupérer les bulletins des candidats, les choisir un par un, leur envoyer un petit sms et le tour était joué. J'imagine déjà le nombre de jeune hommes arrogants qui vont s'inscrire juste pour avoir un tête à tête sportif avec ma collègue. Je lui adressai un mince sourire et poursuivis.

« Du coup il me faudrait ton numéro si ça ne dérange pas. »

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Mar 6 Mai - 13:46






† Footing Nocturne†
Arthur et Malaïka



Tout en lui tendant le comprimé, Malaïka lui en expliqua l'utilité. Ces vieux comprimés devaient se trouver dans la poche de ce vieux survet depuis déjà pas mal de temps, car en cette période, il aurait été impossible de s'en procurer.  Elle se souvint que lors de sa jeunesse, elle en consommait très souvent. Le bon vieux temps lui manquait mais elle n'était pas si mal dans ce pensionnat malgré la guerre. Elle détendait ses muscles, pendant un instant elle oublia tout ses soucis et profita de la température fraîche du soir et de la présence d'Arthur qu'elle considérait déjà comme un ami même si elle n'avait discuter avec lui que ce soir.

« Merci, je suis sûr que ça me servira ! »

La reconnaissance d'Arthur lui réchauffa le cœur, elle aimait faire plaisir aux autres et remerciement comme celui la était un peu comme sa récompense. Elle regarda sa montre qui indiquait qu'il n'était pas aussi tard qu'elle ne le pensait. Pour ne pas reparler du passé, elle demanda quand les élèves seront évalués pour le départ en Pologne. Elle n'avait pas reçu beaucoup d'information sur le sujet. Mais elle savait l'essentiel : des élèves du pensionnat serait envoyés en Pologne en renfort. Ce qui n'avait pût empêcher Malaïka d'être attristée. Si jeune, c'est à peine si il se rendait compte de ce qu'il se passait. Elle aurait peut être à y aller mais elle n'en était pas certaine. Cette idée l'a fit frissonner, elle n'avait pas envie d'y aller.

« Et bien le plus rapidement de préférence, le temps de passer les examens, d'envoyer les soldats sur le front, il faut que ça prenne moins d'un mois. Näyak a installé une urne dans laquelle les élèves dépose leur bulletin de candidature. Le mieux serait de leur envoyer un message par téléphone pour fixer un rendez-vous au gymnase et après leur examen ça serait bien de me les envoyer direct à l'infirmerie comme ça je prends leur cardio et tout. »

Moins d'un mois ?! Cela demanderait du temps à Malaïka qui devrait préparer l'épreuve. Mais elle remercia Arthur de l'avoir un peu plus éclairée sur le sujet. Lui aussi devrait s'occuper des les évaluer. Malaïka oubliai souvent qu'il était médecin en plus de professeur de tire et de SVT. Son emploie de temps devait être très chargé.

« Du coup il me faudrait ton numéro si ça ne dérange pas. »

Sa phrase surprit la jeune femme. Mais lorsqu'elle se souvint qu'il en avait besoin pour le boulot, elle ne pût retenir un sourire. Cela faisait tellement longtemps qu'on lui avait demandé son numéro -sans compter les quelques élèves qui avait osé lui demander-. Lorsqu'elle était étudiante, de nombreux hommes le lui demandait que ce soit dans la rue, dans les bars, un peu partout. Elle se sentit nostalgique quant à ça. Avant de rejoindre le pensionnat, elle avait la possibilité d'avoir un copain mais maintenant elle n'avait plus le temps de s'engager dans une relation sérieuse. Surtout si elle partait en Pologne.

" Bien sûr, j'aurais aussi besoin du tien. Tu as de quoi noter ? "

Elle fouilla dans ses poches mais il n'y avait que les médicaments contre les courbatures. Puis elle dénicha un bout de papier dans la poche de son veston et nota les chiffres avec un stylo qu'elle avait trouvé dans une autres poches. Elle connaissait son numéro sur le bout des doigts. Elle n'avait pas changé de portable depuis longtemps. Puis elle lui tendit le petit bout de papier un peu froissé à Arthur.

" Au fait, tu sais si on part avec les élèves en Pologne ? Si oui, tu sais combien de temps ? Je n'ai pas eu beaucoup d'info sur le sujet. "

Elle ne savait pas grand chose de ce que prévoyait Nayak et son collègue avait l'air plus informé alors elle en profitait. Elle tenait à être courant du temps qu'elle passerait là-bas, tout en ayant peur d'apprendre qu'elle devrait y rester longtemps.




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Dernière édition par Malaïka D. Gray le Mar 6 Mai - 17:42, édité 1 fois
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Mar 6 Mai - 15:21


Malaïka & Arthur ❧ footing noctune

Durant mes brèves explications sur le programme 'Pologne' je remarquais l'étonnement de Malaïka. Qui ne le serait pas ? Je m'en voulais presque qu'elle se sente aussi bousculée, les derniers départs à l'étranger n'étaient pas aussi importants. On envoyait les élèves à environ trois cents kilomètres d'ici, ça suffisait amplement, et la plupart du temps on ne revenait pas avec tout le monde. Je concevais que nous étions très limités dans le temps, mais pour que notre mission ait un sens il fallait en perdre le moins possible. La jeune femme me remercia et je marquais une légère pause avant de lui demander son numéro de téléphone. Il n'y avait aucune arrière-pensée, loin de là, je me suis toujours montré très professionnel dans tout ce que j'entreprenais, un peu trop peut-être. Je revis cette même expression de surprise sur le visage de ma collègue mais elle fut rapidement balayée par un fin sourire. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut demander le numéro d'une personne par les temps qui courent.

« Bien sûr, j'aurais aussi besoin du tien. Tu as de quoi noter ? »

J'acquiesçai vaguement de la tête, je n'avais presque jamais de stylo, encore moins de papier. J'observai Malaîka farfouiller dans ses poches pendant un court instant, elle sortit un vieux morceau de papier et un stylo de celles-ci et commençait à écrire rapidement son numéro. J'avais oublié cet insignifiant détail, peu importe, j'empruntais le stylo de ma collègue. Je patientais quelques secondes et récupérai le petit bout de feuille avec un large sourire. Je lui demandai me prêter son stylo et je fis tout de même semblant de chercher de quoi écrire. Bien évidemment je n'avais rien. Je recopiais brièvement le numéro de téléphone de Malaïka sur mon short de sport et écrivis le mien sur le dos de la feuille que l'on m'avait tendue et la rendu à son propriétaire avec un sourire confus. Une personne normale aurait écrit le numéro sur le dos de sa main, moi j'avais dû prendre l'habitude d'écrire sur mes vêtements. Je me sentais presque honteux comme un collégien, j'espérais que Malaïka ne trouve pas cela trop étrange, c'était toujours délicat de s'expliquer. Par chance elle enchaîna rapidement sur le sujet de la Pologne qui semblait beaucoup l'intriguer.

« Au fait, tu sais si on part avec les élèves en Pologne ? Si oui, tu sais combien de temps ? Je n'ai pas eu beaucoup d'info sur le sujet.»

Je me léchais machinalement les lèvres et répondis le plus rapidement que je pus.

« Et bien pour ma part Näyak m'envoie toujours avec les soldats. Il aime bien me surmener aha ! Enfin..c'est surtout pour faire de la chirurgie sur place quoi... »

Je marquais une courte pause. De la chirurgie sur le front j'en avais faite, un vrai travail de sagouin, immonde, c'était mal cousu à cause de mes mains tremblantes et du peu de temps que nous avions avant qu'un autre obus ne nous explose à la gueule. Mais la plupart ont survécu, peut-être pas grâce à ma médecine, mais plus grâce à l'espoir qu'on leur offrait lorsque les gosses savent qu'un professionnel de santé est sûr les lieux. Je repris rapidement mon discours.

« Je pense qu'on partira un mois tout au plus, le proviseur n'aime pas savoir son personnel en excursion, d'autant plus qu'il n'y aura personne pour nous remplacer. Le temps qu'on arrive, qu'on trouve un trou pour se cacher, pour se cacher il faut compter un peu moins d'une semaine. Ensuite le temps de se taper dessus environ deux à trois semaines. Après on analyse les dégâts et on rentre en moins de deux jours je pense. »

Je descendis mon regard sur mes genoux. Je ne pus m'empêcher de repenser à ce garçon, mort sous mes yeux dans les tranchées. Je ne sais pas si je supporterais que cela se reproduise. Quand j'étais petit je rêvais de guerre, d'armes à feu, de sang, quand elle est arrivée j'ai presque vu en elle un signe. Mais je ne pensais pas la faire avec de jeunes soldats qui me regarderaient avec un espoir fou juste avant de lâcher leur dernier souffle. Je m'étais imaginé en train de dégommer l'ennemi depuis mon tank, la clope au bec, les raybans sur les yeux et des insultes pleins la bouche. Petit je ne me voyais pas à quatre pattes dans la boue, en train de remettre les boyaux d'un gosse de vingt ans dans son corps et faire de la couture sous une pluie obus. Je relevais mon regard vers Malaïka, attristé par notre destin. Soudainement j'eus une vision, un avertissement, quelque chose d'instinctif..

« Tu n'es pas obligée de venir. Te demander de passer ces examens pour envoyer ces jeunes dans la tombe c'est déjà beaucoup alors ne te sens pas forcée de nous suivre... »

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Mer 7 Mai - 20:36






† Footing Nocturne†
Arthur et Malaïka




    Malaïka afficha un sourire lorsque Arthur lui demanda son numéro. Son sourire ne disparu pas ensuite car elle regarda avec amusement son collègue écrire le numéro qu'elle venait de lui donner sur son short. Ça sortait de ses habitudes mais c'était assez original. Puis, voulant savoir si elle devrait faire sa valise, elle interrogea Arthur sur le voyage en Pologne. Puis elle demanda par la même occasion si elle y resterait longtemps si elle y allait. Elle n'aimait pas l'idée de laisser ses cours derrière elle mais encore moins abandonner des élèves dans un autre pays. Qui ne s'inquiéterait pas ?

" Et bien pour ma part Näyak m'envoie toujours avec les soldats. Il aime bien me surmener aha ! Enfin..c'est surtout pour faire de la chirurgie sur place quoi... "

Malaïka regarda Arthur, visiblement impressionnée. Cela devait demander beaucoup de concentration de faire de la chirurgie alors que des personnes s'entretuaient non loin. Et puis, il devait sans doute faire preuve de sang froid. Elle se demanda comment il faisait pour en être capable. Surtout qu'il avait l'air d'y aller souvent. Elle préféra ne pas imaginer la scène de la chirurgie et des nombreuses victimes qu'il essayait de sauver et laissa son collègue poursuivre.

" Je pense qu'on partira un mois tout au plus, le proviseur n'aime pas savoir son personnel en excursion, d'autant plus qu'il n'y aura personne pour nous remplacer. Le temps qu'on arrive, qu'on trouve un trou pour se cacher, pour se cacher il faut compter un peu moins d'une semaine. Ensuite le temps de se taper dessus environ deux à trois semaines. Après on analyse les dégâts et on rentre en moins de deux jours je pense."

C'est vrai que les remplaçants se faisaient rare au pensionnat. On ne pouvait pas prendre le premier venu, il fallait qu'il soit qualifié et qu'il est une particularité comme chacun avait au pensionnat. Malaïka trouva la façon de résumer la situation d'Arthur amusante. Ça paraissait si simple. En tout cas, elle fut rassurée de savoir que cela ne durerait qu'environ un mois. Mais, elle était consciente que la durée pouvait s'allonger selon la situation sur le terrain. Elle n'aimait pas l'idée d'y aller mais de toute façon, elle était bonne en tir et n'hésiterais pas à aider ses élèves. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à ces adolescents qui ne reviendraient pas tous, et certains pas entiers.

" Tu n'es pas obligée de venir. Te demander de passer ces examens pour envoyer ces jeunes dans la tombe c'est déjà beaucoup alors ne te sens pas forcée de nous suivre... "

Elle frissonna lorsqu'il utilisa l'expression "envoyer ces jeunes dans la tombe". Au moins, il avait le même point de vue que Malaïka : c'était vraiment affreux d'envoyer ses adolescents au front. Elle s'accrochait à l'espoir que ses élèves étaient débrouillard et qu'il se débrouilleraient.  Elle trouva vraiment très gentil de sa part de ne pas l'obliger de venir. Une petite voix dans sa tête répétait qu'elle ne devait pas y aller, que c'était trop dangereux. Mais une autre voix lui disait qu'elle ne pouvait pas les abandonner. Elle regarda son collègue d'un air soucieux, c'était un vrai débat qui se déroulait dans sa tête. Elle hésita longuement avant de répondre.

" C'est gentil de me proposer de rester mais je ne peux pas abandonner mes élèves. Je ne pourrais plus dormir, je me sentirais coupable. "

Elle n'avait que dit ce qu'elle pensait intérieurement. Les voix dans sa tête disparurent, elle avait pris sa décision. Durant le temps qui lui resterait, elle s'entraînerait en tir mais aussi en combat et autres activités importantes. Pour détendre l'atmosphère, elle lança :

" Et puis, qu'est-ce que vous feriez sans moi ? "

Elle voulait détendre Arthur mais elle voulait surtout se détendre elle même. Elle se sentait terriblement tendue. Elle lâcha un soupir et regarda intensément le ciel comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait. Elle ne ressentait pas de haine mais une certains tristesse devant ces massacres qui se déroulait sans cesse autour du monde à cause de cette guerre. Bientôt, elle prendrait réellement partie. Elle fit part de son point de vue avec Arthur pour ne pas que le blanc s'éternise.

" Je ne suis pas rassurée, mais on verra bien là bas... "

Elle ne savait plus quoi dire. Elle qui d'habitude était très bavarde ne savait plus quoi raconter tant son cerveau était surchargé par les événements.

[Desolé, il est pas très bon, et puis je dois me débrouiller avec mon téléphone pour écrire donc c'est pas facile :/ J'espère que ça t'ira quand même]


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Sam 10 Mai - 10:18


Malaïka & Arthur ❧ footing noctune

Je remarquai le regard de ma collègue posé sur moi, impressionnée par mon récit des plus barbares. Je n'étais pas vraiment fier de moi, mais bon quand c'est fait c'est fait... Je poursuivis donc mon récit en imaginant un programme, déterminant rapidement le temps qu'on passerait là-bas. Je terminai mon monologue sur le fait que Malaïka n'était pas obligée de nous accompagner. Je ne voulais pas qu'elle se force à nous suivre et qu'elle se retrouve avec une jambe en moins, regrettant toute sa vie. Je sentis son frisson contre ma cuisse, je ne dis rien, je savais qu'on pensait tout deux la même chose concernant ces jeunes. Elle releva son visage et attendit quelques secondes avant de me répondre, le temps de régler le débat qu'elle faisait avec elle-même.

« C'est gentil de me proposer de rester mais je ne peux pas abandonner mes élèves. Je ne pourrais plus dormir, je me sentirais coupable. »

J’acquiesçais lentement, nous étions face à un dilemme. Nous avions le choix entre accompagner nos élèves, les voir souffrir en risquant de perdre notre propre vie et regretter jusqu'à la fin de cette dernière ou bien rester au camp en attendant impatiemment que les corps des défunts reviennent en regrettant jusqu'à la fin de notre vie. Le choix était vraiment large. Je laissai Malaïka continuer, incapable de répondre à cela.

« Et puis, qu'est-ce que vous feriez sans moi ? »

J’esquissais un fin sourire, dévoilant une partie de ma dentition mais je savais que ma collègue avait dit ça pour se rassurer. Je bougeai mes pieds, claquant légèrement les genoux entre eux, l'hyperactivité revenait au galop. La jeune femme levait sa tête pour observer le ciel tandis que mon regard était profondément perdu derrière les jardins. Je n'arrivais plus à penser, j'espérais que Malaïka commencerait le plus rapidement possible les examens, il fallait partir début juin. J'imagine que, pressé comme j'étais, je ne pourrais pas attendre que les gamins aient déjà passé leur test sportif. J'attendrais tout de même un peu mais bon, je me connais.

« Je ne suis pas rassurée, mais on verra bien là bas... »

« Oui, on mangera le potage infect tous les soirs et on dormira sur des cailloux, ça va être cool. »

Un sourire prit place sur mon visage, j'avais en parti raison mais vaux mieux en rire qu'en pleurer il paraît.

« Sinon, ça fait longtemps que t'es prof de sport ? Je veux dire, avant de débarquer ici tu enseignais depuis combien de temps ? »

Je préférais changer de sujet, il n'était certes pas meilleur mais il était moins dramatique !

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Sam 17 Mai - 21:19






† Footing Nocturne†
Arthur et Malaïka




Malaïka assise sur ce banc, parlait de choses peu réjouissantes. Mais il fallait bien en parler un jour. Surtout qu'en temps de guerre, il valait mieux se confier plutôt que de se morfondre intérieurement. Elle demanda si elle partirai avec lui et les élèves. Arthur lui laissa le choix de venir ou de rester. C'était un choix difficile pour la jeune femme. Vivre en sécurité - plus ou moins - ou vivre dans le danger permanent pendant quelques temps. Mais il y avait ses élèves, si jeunes, avec une telle soif de vivre, qui se jetait dans une mort presque sûre. Et Malaïka n'était sûrement pas décidée à les abandonner. Elle essaya de détendre l'atmosphère en parlant avec une pointe d'humour mais ne pût s'empêcher de penser à la difficulté de l'avenir, un avenir incertain. La peur rongea le ventre de la prof de sport. Elle dit à haute voix ce qu'elle ne cessait de répéter intérieurement.

" Je ne suis pas rassurée, mais on verra bien là bas... "

Oui, autant laisser faire le destin. Elle ne pouvait que compter sur sa chance et se débrouillardise à présent. Elle avait peur. Elle ne devait peut être pas, après tout c'était elle qui avait choisi d'y aller. Dans tous les cas, elle pouvait encore reculé mais... Une intuition lui disait en elle qu'il fallait qu'elle y aille. Sans oublier ses élèves. Les abandonner après tout ce qu'elle leur avait appris ? Hors de question. Son collègue, toujours à ses côtés lança :

" Oui, on mangera le potage infect tous les soirs et on dormira sur des cailloux, ça va être cool. "

Elle sourit. Elle se détendît. Il venait de citer des conditions de vie pas très agréables mais la façon dont il l'avait dit, avait fait oublié à Malaïka la gravité de la situation. Pouvoir parler à un ami était vraiment sympa. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas posée et avait discuté avec un ami. Le boulot lui prenait du temps. Aujourd'hui, elle réalisait que ça lui manquait terriblement.

" Sinon, ça fait longtemps que t'es prof de sport ? Je veux dire, avant de débarquer ici tu enseignais depuis combien de temps ? "

Elle remercia du regard Arthur qui avait changé de sujet. Elle se replongea dans ses souvenirs. Avant d'arriver au pensionnat, sa vie était plus ou moins ordinaire, excepté qu'elle avait ce fameux don de métamorphose. Elle était plutôt heureuse, l'étudiante qui aimait ce qu'elle apprenait et qui profitait de la vie, de ses amis. Une vie paisible, tout en étant mouvementée.

" Je venais juste de finir mes études. Rejoindre le pensionnat a été mon vrai premier job. Sans compter que j'ai été serveuse dans un café pour payer mes études et mon loyer. Je pensais que j'étais tombée juste sur un pensionnat avec des élèves spéciaux mais Nayak m'a clairement expliqué que je devrais les entraîner pour un combat futur. J'ai tout de même choisi d'accepter l'emploi. J'étais un peu juste niveau argent."

Tout ces souvenirs qui revenaient peu à peu en mémoire à Malaïka lui tirant ressentir une certaine nostalgie. Elle se souvint de ses amis de la STAPS. Trois magnifiques années où elle avait appris les techniques d'enseignements qu'elle utiliserait plus tard. Ça lui avait beaucoup servi surtout dans un pensionnat comme celui-ci. Elle se souvint aussi de petit café qui l'avait embauchée comme serveuse. Elle n'était pas trop mauvaise pour servir des cafés, ce n'était pas difficile mais ça ne rapportait pas beaucoup. Elle donna un coup d'épaule amical à son collègue et demanda :

" Et toi ? Qui étais-tu avant d'arriver ici ? "

N'était-il pas normal de s'intéresser à lui ? Elle ne savait pas grand chose sur lui et maintenant qu'elle le considérait en tant qu'ami, elle voulait tout savoir. Il lui avait déjà dit pas mal de chose mais pas suffisamment pour étancher sa curiosité.


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Dim 22 Juin - 18:33


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« Oui, on mangera le potage infect tous les soirs et on dormira sur des cailloux, ça va être cool. »

Malaïka m'adressa un grand sourire à la suite de ma prédiction. J'étais heureux de partir avec elle, avant sa rencontre j'appréhendais encore la situation, je craignais de ne pas m'entendre avec ma collègue alors que le travail d'équipe est primordial dans une armée mais finalement je considère déjà  la jeune brune comme une amie. Je changeais néanmoins très rapidement de sujet et lui demandais ce qu'elle faisait dans ce que l'on pouvait appeler son ancienne vie. J'aurais même cru qu'elle me remerciait du regard ! Elle en tarda pas à me répondre et je décelai une certaine mélancolie.

«Je venais juste de finir mes études. Rejoindre le pensionnat a été mon vrai premier job. Sans compter que j'ai été serveuse dans un café pour payer mes études et mon loyer. Je pensais que j'étais tombée juste sur un pensionnat avec des élèves spéciaux mais Nayak m'a clairement expliqué que je devrais les entraîner pour un combat futur. J'ai tout de même choisi d'accepter l'emploi. J'étais un peu juste niveau argent. »

J’esquissais un sourire en coin, décidément Näyak ne donne pas la même version à tout le monde. J'imaginais la jeune Malaïka slalomer entre les tables du restaurant pour payer ses études. Malheureusement la crise a commencée bien avant la guerre, tout le monde était dans le même sac. J'étais néanmoins étonné que ce poste qu'elle a soit le premier. Avec le nombre d'élèves qui finissent à l'infirmerie pour sécher le sport intensif j'aurais au même donné cinq ans d'enseignement. J'étais ravi qu'elle prenne ce travail à cœur, muscler les petits soldats c'est plus important que leur apprendre ce qui se cache dans un nucléotide.

«Et toi ? Qui étais-tu avant d'arriver ici ? »

Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle me retourne la question. Je n'avais pas vraiment parlé de ma vie à quiconque ici, Blake ne me posait pas trop de questions sur mon passé et Anathème n'abordait même pas le sujet. Il n'y avait que Mélusine, cette soldate défunte, qui avait lu mon passé dans ma main. Malaïka était donc à l'heure actuelle la personne la plus informée sur mon passé. Je lui répondis rapidement, je n'avais pas honte de mon passé, mis à part ma cicatrice mais je ne l'évoque avec personne.

«Et bien j'étais un élève plutôt dynamique on va dire. J'étais complétement nul en maths mais je me suis lancé dans la médecine tout de même, en fait je n'avais pas vraiment le choix le reste ne m’intéressait pas. Évidemment j'ai redoublé la première année et après ça marchait tout seul, j'ai passé mon doctorat. J'étais chirurgien à plein temps mais j'ai décidé de partir un an à l'armée. Puis la guerre a commencée et je suis retournée dans ma cambrousse du Canada, j'ai ouvert un cabinet médical et Näyak est apparu dans mon jardin pour demander de rejoindre une base militaire aha. Quand je suis arrivé ici et que j'ai vu tout les gamins j'étais choqué ! »

En effet, moi qui avait apporté tout mon attirail de l'armée et mes scalpels j'étais bien déçu en arrivant ici. Mais au moins je ne chôme pas, je me sens vivant. Il n'y a pas un seul jour où je regrette mon ancienne vie, sauf peut-être les opérations. Ici je ne peux pas arriver avec ma mallette et découper un mec sur l'autoroute juste pour lui sauver la vie, ici je soigne des rhumes, fournis des préservatifs et parfois je répare un nez cassé. Mais bon, on ne peut pas tout avoir !


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