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❧ Tout dans mon sac à dos .. LIBRE

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Lun 27 Jan - 14:03


LE poids du destin dans un sac à dos

 
Just pull the trigger.


Mr Noghrey semblait tenir à son sac. Il était médecin alors je me doutais de tout ce qu'il contenait. J'étais pratiquement certaine que notre futur agresseur avait reniflé les substances que mon professeur trimballait. J'essayais de ne pas penser aux horreurs que le psychopathe voulait me faire. Ça faisait froid dans le dos. Je préférais mourir que de me laisser toucher par cet homme. Cependant, je me concentrais sur ce que j'avais vu. Il était tellement confiant et sur de lui que je me demandais si j'avais manqué quelque chose. Je fouillais dans ma mémoire mais j'étais restée en contact avec lui pendant une fraction de seconde. Rien ne me revenait et ça m'embêtait. Je fronçais les sourcils tout en regardant autour de moi mais en gardant mon professeur dans mon champs de vision. Nous nous engouffrâmes dans une rue bordée de quelques magasins tous fermés. La rue n'était plus fréquentée depuis quelques temps et j'aimais le calme qui y régnait. Mais pour une fois, j'aurai bien voulu que les gens se ruent dans les petits magasins et que la rue soit remplie d'une foule hystérique. Malheureusement, ce n'était pas le cas.  

"Ne t'inquiète pas, à nous deux ce mec n'aura même pas le temps de nous dire bonjour !"

"C'est trop facile, non ?"

J'aperçus enfin l'arrêt de bus au bout d'une autre rue mais mon professeur s'arrêta. J'étais près de lui quand l'homme débarqua de nul part. Il était dans un état horrible. Les veines de ses yeux ressortaient, il avait les pupilles tellement dilatées que je ne pouvais presque plus distinguée la couleur de ses iris. Il empestait l'alcool pas cher et la sueur. Il tremblait tout en pointant son couteau vers mon professeur.

"Trace ton chemin."

Un mince sourire se dessina sur son visage sale. Il était complètement ravagé et je sentais pourtant sa confiance grandir de plus en plus. Je me perdis dans son regard à nouveau et je vis l’élément manquant. Sa confiance en lui était présente car il n'était pas seul. Tout s'enchaina trop vite. Le psychopathe donna un coup de couteau à Mr Noghrey mais il sortit son arme pour la placer contre son cerveau. Je voulais juste qu'il l'explose et qu'on rentre. Bizarrement je n'étais pas inquiète pour mon voisin malgré sa blessure au ventre. J'étais perdue entre me préoccuper de mon professeur qui se débrouillait et me retourner pour faire face au plus dur. Mon cœur s’accéléra, je les sentais. Ils arrivaient. Et beaucoup plus rapidement que je l'aurais souhaité.

"On ne tue par n'importe qui tu sais."

Je fermais les yeux pour me concentrer sur ce que je ressentais. Pour me concentrer sur mes ennemis. Ils s'avançaient tranquillement vers moi comme si ce qu'ils faisaient étaient totalement normal et habituel. Je me retournais pour enfin leur faire face. Ils étaient trois. Un des hommes était à seulement quelques pas de moi. Je me baissais à une vitesse qui fit basculer le plus mince et sortis mon arme pour l'enfoncer près de son cœur. Je ne l'avais pas raté et ressortis mon couteau rapidement, dégoutée de ce que j'avais fais. Je devais juste me dire que c'était une cible comme dans mes séances d'entraînement. Mais, il était là, le regard vide, s'écroulant sur le bitume. je n'avais pas le temps de penser à ça que mon arme m'échappa des mains. Un deuxième homme beaucoup plus costaud s'empara de mon poignet qu'il serra avec une telle force qu'il aurait pu se briser. Le troisième était déjà derrière mon prof en train de le menacer, un flingue sur sa tempe. Mon agresseur était bien plus fort que moi mais il n'avait que ça. J'essayais de me dégager de son emprise mais rien n'y faisait. J'étais coincée, les deux bras immobilisés dans mon dos, m'obligeant à me cambrer pour avoir moins mal. J'étais dans la merde. Je regardais mon poignard rouge de sang gisant à quelques mètres de moi, près du cadavre de l'homme que je venais de tuer. Je n'avais aucune chance de le récupérer. L’armoire à glace m'obligea à regarder mr Noghrey dans les yeux et je poussais un cri de douleur quand il m’empoigna la nuque pour tourner ma tête vers lui. Il avait les mains grosses, grandes et glacées. Son emprise me fit légèrement grimacer mais je ne quittais pas les yeux de mon professeur. Je ne laissais rien paraître devant eux. Mon agresseur me regarda rapidement et je lui portais un regard noir en pensant très fort "Salo*".

"Elle est coriace la petite fille !"

Il dit ça sur un ton monotone d'une voix grave et éraillée. Il ne se moquait pas mais il n'était pas non plus sérieux. Il était complètement à la masse comme les deux autres qui menaçaient mon prof de bio. Je bouillonnais de colère. J'avais tous envie de les tuer à présent mais restais calme. Il était trop proche de moi, trop envahissant et je ne pouvais rien faire. Je fermais les yeux comme si j'allais me coucher et me concentrais sur l'énergie de mon psychopathe. C'était plus compliqué sans le contact des yeux mais le contact avec son corps allait marcher si je me concentrais. Je ne voyais que ce qu'il voulait me faire mais fouillais encore plus dans son esprit et vis qu'il avait fait la guerre, qu'il avait commit des actes affreux et qu'en rentrant suite à une blessure aux tendons du genoux, il avait tout perdu. Il avait un flingue que je sentais depuis quelques instants vu la proximité de son bassin contre mon postérieur. Je quittais son esprit rapidement, revenant à la réalité. Ils étaient tous blessés aux genoux ou quoi ? J'avais cependant une chance de m'en sortir. J'avais les jambes libres et je pouvais l'atteindre grâce à ma souplesse. Il risquait de sortir son arme et me planter une balle dans le crâne si je tentais de m'échapper mais qui ne tente rien n'a rien. Expression débile et pas du tout adaptée à la situation mais fallait que je me sorte de là. Je lui donnais un coup de pied démesuré dans le tendon rotulien. C'est ce qui protégeait la rotule, je crois. Comme quoi, les cours de bio n'était pas tout à fait inutile. Il cria en tombant vers l'arrière, m'emportant dans sa chute. Je tirais mes bras d'un coup sec pour me dégager et me déboitais le poignet, ce qui m'arracha un hurlement de douleur. Je ne perdis pas de temps. Je pris le flingue coincé dans sa ceinture de mon poignet valide et pointais l'arme vers lui. Je pris une inspiration et d'une main tremblante, j'appuyais sur la gâchette. Le bruit me transporta ailleurs pendant quelques instants comme si j'étais dans une bulle, dans un autre monde. Je venais de tuer quelqu'un de sang froid et je le regardais d'un regard vide. Comment avais-je fais ? La réalité me rattrapa trop vite. Il était mort à en croire le filet de sang que j'avais à présent sur ma veste. Je tournais la tête, l'arme toujours en main. Une larme dégoulina le long de mon visage.

"C'est qui la petite fille maintenant ?"

J'étais triste et en colère. Je savais qu'il ne m'entendait pas mais fallait que j'évacue d'une manière ou d'une autre. Les deux agresseurs étaient choqués. C'était le moins qu'on puisse dire. Je ne pouvais pas tirer une nouvelle fois. Mes mains tremblaient trop. J’espérais juste que Mr Noghrey se débrouille.



 

© Codage par Bird

 

 

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Bay Johnson
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Dernière édition par Bay Johnson le Ven 2 Mai - 14:05, édité 2 fois
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Dim 2 Mar - 18:30


Bay  & Arthur ❧ dans mon sac à dos

Je n'aurais peut-être pas dû me retenir, montrer ma vraie nature à Bay, tirer dans le tas et prendre la poudre d'escampette. Au lieu de cela j'avais craché à l'agresseur qu'il devait tracer son chemin. J'avais renoncé à le tuer, lui non. Le psychopathe me planta brutalement son couteau dans le ventre, transperçant mon intestin. Ca brûlait, mais franchement j'avais connu bien pire. Je jetai un rapide coup d'oeil à mon élève et dégainai mon arme pour l'écraser contre la tempe de l'homme. J'avais beau faire des efforts mon visage était empli d'une haine grandissante, la violence de mon geste était presque plus terrifiante que celle du sans-abri. Je crachai sans retenu sur le visage de cette petite merde et à l'instant où je m'apprêtai à appuyer sur la gâchette je sentis une arme contre ma propre tempe. Une sueur coula le long de ma colonne vertébrale. Mes cellules pouvaient faire des miracles mais sans cerveau j'étais mort. Je jetai un rapide coup d'œil à mon élève qui était prisonnière elle aussi. Je me mordis la lèvre lorsqu'elle lâcha un cri de douleur, je devais établir un plan et vite. Je n'eus pas le temps de réfléchir longuement, Bay se débattait et réussit à attirer l'attention de notre premier agresseur. Je donnais un violent coup de coude dans la cage thoracique de l'homme derrière moi et appuyai sur la détente pour faire exploser la cervelle du psychopathe. Une fois chose faite je me retournai pour tirer dans la boite crânienne de l'autre. J'avais le regard froid, aucune pitié, je les avais éliminés en deux balles. J'essuyais d'un revers de manche de sang sur ma joue et portai une main à mon ventre en cherchant du regard mon élève. Un bruit de tire retentit et je sursautai. Je voyais mon étudiante, à quelque mètre de moi, mon cœur battait à tout rompre, je la voyais déjà s'écrouler, le regard vide. Mais elle était toujours debout et se mit même à parler. Je mis quelques secondes à constater qu'elle venait de tuer quelqu'un. Je m'approchais lentement, essuyant vaguement ma main ensanglantée sur la partie propre de mon t-shirt. Une fois arrivé derrière Bay je posai ma main sur son épaule en regardant le corps inerte. Je ne savais pas trop quoi dire, la féliciter, la réprimander, me taire...

« Joli travail. »

C'est tout ce que je trouvais à dire, je ne savais pas si Bay était consciente de la mort de cet homme, mieux valait-il qu'elle ne le soit pas. Je me suis rendu compte en tuant les gens qu'il ne fallait pas les regarder après leur mort, juste les tuer et partir comme on était venu. J'avais du mal à croire que c'était enfin terminé, qu'on pouvait rentrer tranquillement au pensionnat, prendre un thé pour oublier et continuer notre petite vie de bon soldat. J'avais pris pour habitude de ne pas avoir de sang sur les mains inutilement en présence de mes élèves. Je cherchais le regard de mon étudiante, j'étais tellement désolé pour tout ce qui était arrivé..

Désolée pour l'attente en plus c'est pas terrible
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vous devez tout voir
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Ven 2 Mai - 17:42


LE poids du destin dans un sac à dos

Deal with it.


Le revolver tomba sur le sol dans un bruit sourd. Il tomba à côté de l'homme que je venais de tuer. Mes jambes devenaient flageolantes de seconde en seconde, du coton envahit mon cerveau et mes oreilles et ma vue se troubla. Je vacillais, consciente de ce que je venais de faire. Je m'appuyais contre le mur le plus proche en essayant de trouver de l'air. La scène repassait sans cesse dans ma tête et le coup de feu ne voulait pas quitter mon esprit. Je me reprenais et me décollais du mur. Je m'approchais du mort aux yeux livides en le regardant dans le blanc des yeux. Les mains tremblantes, je laissais une larme couler le long de mon visage glacée. Je savais que tout cela était réel, que je venais de tuer deux hommes, deux êtres humains mais ça semblait être un mauvais rêve. Ma douleur au poignet me rappelait que j'avais eu chaud. Je déposais mon regard dessus. Il avait doublé de volume et commençait à être bleu. Il ne devait pas être cassé mais probablement déboîté. J'avais besoin de crier et de déverser ma tristesse et ma colère. Sinon, j'allais pleurer et devenir folle.

"C'est qui la petite fille maintenant ?"

Ma voix était faible et étranglé, même parler me semblait impossible. C'était idiot de dire ça mais je me le devais. Je sentis une pression sur mon épaule et je tournais la tête pour regarder mon professeur de bio. Soudain, je pris conscience de sa présence. Qu'allait-il penser de moi ? J'étais une meurtrière, je n'avais pas réfléchi un quart de seconde. Et il avait assisté à ça, il venait de rencontrer la Bay cruelle et folle. Parce qu'une personne censée n'aurait pas tiré sans une pensée et sans se dire qu'elle allait prendre une vie. Pour mon professeur, c'était différent, il savait ce qu'il faisait et il avait probablement déjà tué de nombreuses fois. Je récupérais mon poignard et l'essuyait sur ma botte avant de le dissimuler à l'intérieur. Je me relevais difficilement. J'allais avoir quelques beaux bleus. Le contact de la main de mon prof sur son épaule me rassura un peu. Ce n'était pas grand chose mais au moins, je n'étais pas seule dans ce merdier.

"Joli travail."

Mon cœur battait tellement fort que sa phrase résonna dans ma tête comme un murmure. Je laissais échapper un petit rire. Je ne rigolais pas parce que la situation était comique, loin de là. C'était un rire nerveux étranglé presque désespéré. Je préférais les rires aux larmes et tant pis si je passais pour une psychopathe. Ce n'était pas la première fois qu'on me prenait pour une folle.

"Du bon travail, peut être. Mais ce n'est pas très joli à voir. On ferait mieux de décamper d'ici en vitesse."

Ma voix était plus calme et mes tremblements avaient cessé. Mes larmes étaient sèches mais je les sentais prêtes à jaillir si je repensais à ce que je venais de faire. Je décidais donc de reporter mon attention sur Mr. Noghrey qui semblait inébranlable. Je me retournais vers lui et m’immobilisais. Je reportais mon regard vers le t-shirt de l'homme qui m'accompagnait tout ensanglanté au niveau de son estomac. Je me rappelais du coup de couteau que lui avait infligé le psychopathe. Je ne doutais pas de sa force et de sa résistance mais un coup de couteau, ça faisait mal tout de même. Assez pour qu'il montre des signes au moins. Je plongeais mon regard dans le sien avec un air sérieux.

"Je ne veux pas vous faire peur mais vous avez un trou dans votre estomac, non ? Vous ne semblez pas souffrir... Vous allez bien ?"

Je me penchais vers son t-shirt par réflexe. Certes, il était médecin et il savait probablement mieux que quiconque comment se soigner mais je ne pouvais m’empêcher d'être soucieuse voir inquiète. Cependant, je gardais assez de distances. Il était mon professeur, je l'avais presque oublié dans l'action. Ça ne me gênait absolument pas mais je n'étais jamais entrée dans son esprit pour savoir si il était inconfortable au niveau relation prof/élève. Et je n'allais pas le faire. Je n'entrais pas dans l'esprit des gens que je respectais. Après tout, il venait de me sauver. Je n'aurais pas pu tirer sur les autres agresseurs. J'en aurais été incapable, je me serais peut être jetée sur eux ou avec un peu de chance, je me serais sauvée. Mais je serais morte sans mon professeur. J'étais reconnaissante. Je pensais à l'état de mr Noghrey car j'étais inquiète mais je ne voulais pas penser au mien. Je devais être dans un état vraiment lamentable et pathétique.





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Sam 3 Mai - 12:11


Bay  & Arthur ❧ dans mon sac à dos

Je jetai un dernier regard sur nos victimes, nous étions autant meurtriers qu'eux finalement. Les yeux de mon étudiante étaient fixés sur un de nos agresseurs, je marquais un silence, n'osant pas intervenir. J'en profitais pour passer ma main sur mon ventre ensanglanté, ce petit con l'avait bien enfoncé ce couteau. Je penchai un instant ma tête pour observer les dégâts, bwa, j'avais connus bien pire. J'essuyais vaguement ma main sur le pan de mon t-shirt en songeant à l'état psychologique de la jeune femme. Certes nous étions dans un camp militaire, nous formons des soldats, mais pour tuer un ennemi sur le front, pas pour éviter une agression dans la rue qui aurait effectivement pu terminer en catastrophe. Je m'approchais doucement de Bay, elle tremblait tout en restant immobile. Je posai ma main propre si je puis dire sur son épaule, j'ignorais si elle avait besoin de réconfort, sans nul doute. J'attendis un instant puis finis par lâcher une phrase plutôt absurde mais préférable à des réprimandes.

« Joli travail. »

Un petit rire nerveux sortit de la gorge de l'étudiante, le rire qui sort lorsqu'on retient ses larmes. Elle me répondit d'une voix étranglée, le regard toujours figé sur le corps meurtris.

« Du bon travail, peut être. Mais ce n'est pas très joli à voir. On ferait mieux de décamper d'ici en vitesse»

Décamper, il fallait plus que décamper, nous devions prendre nos jambes à notre cou, trouver l'arrêt de bus le plus proche, feindre le malaise pour que le chauffeur se dépêche et nous serions au camp en vingt minutes. Mais je n'arrivais à bouger mes jambes, quelque chose m'empêchait de partir tout de suite. Je sentis le regard de Bay parcourir mon corps, j'étais tenté de plisser les sourcils mais me rendis rapidement compte que son regard était porté sur la splendide plaie au milieu de mon abdomen. L'étudiante remonta son regard vers le mien.

« Je ne veux pas vous faire peur mais vous avez un trou dans votre estomac, non ? Vous ne semblez pas souffrir... Vous allez bien ?»

« Ne t'inquiètes pas pour moi, mais plutôt pour toi, tu as vu ton poignet ? Un petit passage à l'infirmerie s'impose.»

Je descendais mon regard vers le corps de mon étudiante, de nombreuses ecchymoses commençaient à se former et son poignet était vraiment dans un sale état, il commençait même à changer de couleur. Je regardai sûrement de plus près dans le bus, je ne pourrais pas attendre d'être à l'infirmerie pour y jeter un œil. Je roulais machinalement mes épaules pour tenter de me détendre et déplaçais ma main sur le tissu de mon sac, quittant l'épaule de Bay qui avait cessé de trembler. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète pour ma plaie, j'imagine qu'elle n'était pas au courant de mon don, Dieu merci elle ne faisait pas partie de ce groupe de fan qui connaissait même mon numéro de portable à l'envers. Aussi étrange que cela puisse paraître je n'étais pas très à l'aise avec mon don, il semblait malsain, surtout avec le passé que j'avais. Je préférais me concentrer sur l'état de santé de Bay, toujours le patient avant soi !

« Aller viens, on rentre.»

Mon corps décida enfin à se bouger, acceptant rapidement cet énième meurtre à la liste. Je me tournais, posant ma main gauche mutilée et tachetée de sang caillé sur le chemisier de l'étudiante, appuyant sur la courbe de son dos pour l'inciter doucement à me suivre. Cela pourrait paraître étrange mais ce contact me rassura, j'avais l'impression que même si une centaine de ravisseurs arrivait je pourrais les éliminer un à un tant que je protégeais Bay. Je m'en voulais terriblement que l'avoir embarqué dans cette histoire. Nous longeâmes silencieusement la rue pour déboucher sur une autre où j'aperçus un arrêt de bus non loin. Je plissais légèrement les yeux et reconnus avec joie le chiffre 132, le numéro de notre bus. Nous rejoignîmes l'arrêt à pas presser, je sentais que le sang avait cessé de s'écouler de mon estomac mais qu'il avait atteint mon pantalon. Je proposai à Bay de s'asseoir sur le banc d'arrêt, tandis que je sortais les tiquets. Le bus n'allait pas tarder. Le serrais mon sac, sentant par la même occasion mon arme appuyer contre ma poitrine. Lorsque le bus arriva enfin je fis un léger signe de tête à Bay, accompagné d'un mince sourire, pour qu'elle me suive dans l'autocar. Je me dirigeai vers le milieu pour trouver deux sièges. Il fallait absolument quitter cette ville, et oublier.

Du coup je propose de continuer deux trois rps à l'infirmerie si tu veux tu peux ouvrir le sujet :D
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