Accueil  Rechercher  Membres  S'enregistrer  Connexion    

Partagez|
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

❧ Tout dans mon sac à dos .. LIBRE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 28 Oct - 19:17


Arthur & ...❧ le poids du destin dans un sac à dos

Habituellement je n'aimais pas sortir du pensionnat, chaque sortie était définitive en quelque sorte. J'avais prévenu le proviseur que je m'autorisai une petite sortie, j'avais constamment les yeux rivés sur mon téléphone, un élève pouvait avoir besoin de moi à n'importe quelle heure. Mais j'avais..des courses à faire. Je n'aimais pas tout ce qui était hors la loi, mais j'imagine que parfois nous n'avons plus le choix.
J'avais pris le bus, de toute manière il n'y avait pas d'essence dans ma voiture, d'ailleurs je me demande comment ce chauffeur peu bien payer son essence. Näyak doit être derrière tous ça..et ça ne doit pas être très légal non plus. Je posai ma tête contre la fenêtre et regardai le paysage défiler sous mes yeux. Je le connaissais bien ce paysage, je vivais au Canada depuis toujours ! Et dire que j'avais des élèves Français, Espagnols et même un Allemand, qui parlaient tous fort heureusement l'anglais.
Nous étions donc lundi matin, il devait être quelque chose comme dix heures et je m'étais endormis dans le bus. Une femme, plus âgée que moi d'un ou deux peut-être me secoua le bras pour que je me réveille. Par les temps qui court personne n'aimaient voir des gens endormit, c'était souvent mauvais signe. Je la remerciai d'un sourire, elle faisait peine à voir avec ses cheveux bruns gras et emmêlés. Les cernes entouraient ses jolis yeux verts, elle paraissait fatiguée et les haillons qu'elle portait n'arrangeaient en rien la situation. Elle devait sûrement avoir toute les maladies du monde, je l'aurai bien soigné gratuitement mais malheureusement les médicaments eux ne sont pas gratuits.
Je sortis du bus en courant, me rendant compte que j'avais raté mon arrêt depuis une dizaine de minutes. Et merde, j'allais devoir descendre toute la ville à pied parce que ce con de bus avait fait le chemin inverse au lieu de s'arrêter au terminus. Je fourrai mes mains dans mes poches en bougonnant, putain j'avais besoin d'une clope en plus. Mon regard se perdit sur les ruelles, il n'y avait pas grand monde pour une si grande ville, je n'avais croisé que quatre piétons, tous dans un sale état. Les immeubles semblaient tristes, sans vie, tout avait l'air si triste. La guerre avait mordu tout le monde, j'étais presque dans une ville zombie.
Je tournai à droite pour prendre une petite rue de la Central Cordova Street, j'avais un rendez-vous. Je n'aimais vraiment pas faire ça, mais c'est pour le bien de tous. Au bout de la petite rue se tenait un homme adossé au mur délabré de l'immeuble, il jouait avec la fermeture de son sac à dos militaire. Je m'approchais de lui tout en regardant derrière moi si quelqu'un nous observait, heureusement nous étions seuls. Je saluai l'inconnu d'un bref signe de tête, il ne m'était plus si inconnu que ça maintenant mais je ne préférais avoir aucune liaison avec cet homme. Il m'ouvrit son sac et regardait les environs pendant que je farfouillais à l'intérieur. Il y avait quatre réserves de morphine avec une seringue livrée avec, six boîtes de spasfon, huit de doliprane, vingt-quatre doses de pénicilline, un flacon de dextrométhorphane, trois boîtes de tardyferon, une de singular et trois boîtes de préservatifs. Si peu … J’utiliserais tout ça en une journée, j'avais près de sept cents élèves, des asthmatiques, des diabétiques, des filles en pleine période de règles, des grippes, des angines, et qui sait peut-être un élève qui venait de s'arracher le bras ! L'inconnu m'adressa un sourire désolé puis me montra une glacière à ses pieds, lorsqu'il l'ouvrit je me suis dis que finalement il faisait du bon boulot. Il y avait trois poches de sang, du o positif qui plus est. Mais avec la chance que j'ai le gamin qui va faire une hémorragie sera o négatif, j'avais beau tout prévoir il nous arrivait toujours de la merde en ce moment. Je pris le sac que je mis sur mon dos et l'inconnu murmura.

« Huit cents dollars. »
« En billet de vingt, désolé j'ai pas mieux. »

C'était de plus en plus cher pour de moins en moins de médicaments. Je ne sais pas où il arrive à les trouver, toutes les pharmacies sont en ruptures de stocks et les industries ne produisent qu'en très faible quantité. Je lui tendis l'argent que Näyak m'avait donné, il avait dû braquer une demie-douzaine de banques pour ramasser cette somme ! Mais qu'importe...

« Vous savez où je pourrai trouver des clopes ? »
« Dans le tabac de la Sherbrooke, dîtes que c'est pour Doug. »

Je remerciai l'inconnu et partis avec ce qui était maintenant mon sac à dos et ma glacière. J'avais l'air beau comme ça tiens, un sac militaire, un veston de cérémonie, une glacière de pique-nique et une tête d'enterrement. Je marchais rapidement, je ne voulais pas que quelqu'un me vole dans le désespoir le plus totale pour deux billets de vingt. Le vent glacial de la fin d'Octobre me frappait de plein fouet, je me demandais comment les élèves allaient passer l'hiver, l'année dernière cela ne s'était pas très bien passé... Näyak avait beau leurrer ses élèves avec des connexions informatiques je me rendais parfaitement compte qu'il y avait de moins en moins d'eau chaude, de moins en moins de nourriture dans les assiettes. Je passais nerveusement ma main dans mes cheveux, je n'aimais vraiment pas aller en ville, je pensais toujours au pire. J'arrivais plus rapidement que prévue à la 770 Sherbrooke Street, le prochain bus était dans deux heures et demie... J'entrais dans le tabac, il y faisait encore plus froid que dehors ! Le vendeur se précipita à la caisse, j'imagine que les clients se faisaient rares, et bien évidemment il n'y avait pas de tabac en stock.

« Euh..c'est pour Doug ! »

Le vendeur ne dit pas un mot, il se contenta de partir derrière sa boutique pour revenir avec un carton qui était certainement rempli de cigarettes. Je me dressai sur la pointe des pieds et désignais un paquet.

« Le paquet de Malboro là !  »
« Dix-huit dollars.  »
« Pardon ? Pour 20 clopes ? Des roulés alors...  »
« Avec filtre ?  »

Je relevai le sourcil, il est con ou quoi, je vais le rouler dans quoi mon tabac dans du papier toilette ? Restons calme... Je donnais dix-sept dollars pour mes roulés, mes filtres et tout le bordel qui va avec, quelle arnaque je vous jure ! Je me retournai sans saluer le vendeur et ouvris brusquement la porte qui s'écrasa sur le nez de quelqu'un.

« Merde...  »

Je me penchai vers cette personne, je la connaissais en plus ! C'était ..


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 21 Nov - 19:15





le poids du destin

dans un

sac à dos


I want you to stay...




J'étais glacée. Je resserrais mon manteau contre ma poitrine et enfouis mon nez dans mon écharpe. Je déambulais le long des rues désertes de Wenta. C'était triste. La guerre avait tout ravagé. Ce n'était pas prudent d'être là toute seule avec vingt dollars dans la poche. La valeur de l'argent avait tellement augmentée en si peu de temps que j'avais coincé mes deux billets dans mon soutien gorge. J'étais prudente car les gens volaient de plus en plus. Même les enfants et les vieilles personnes. Elles n'avaient pas le choix et ça me désolait. Je m'assis sur les escaliers d'une maison abandonnée depuis quelques semaines pour m'abriter du vent. Certaines personnes avaient eu la chance de partir. D'autres n'avaient pas assez d'argent. Je ne me sentais pas bien. J'avais reçu une lettre de ma mère le matin même. Après des années d'ignorance, mon père se faisait du soucis pour elle. Il entendait parler de ce qui se passait au Canada et ne voulait pas qu'elle reste. Il voulait la protéger. Enfin. La situation de l'Angleterre était nettement moins critique. C'était un pays moins dangereux. Mon cœur se brisa quand je lu ses derniers mots. " Bonjour, Bay. J'espère que tout se passe bien au pensionnat. Comment te le dire ? Ton père et moi avons repris contact. Il s'inquiète beaucoup et me demande de rentrer en Angleterre et habiter avec lui. J'ai accepté. Ma chérie, tu sais que tu dois rester ici au Canada. Le pensionnat à besoin de toi et je suis si fière de ce que tu fais. Tu sauveras ta patrie, j'en suis certaine. Tu es une battante. Mais je suis faible, c'est beaucoup plus dure, ici. Crois moi, les gens meurent de faim, de froid. Je ne suis plus en sécurité et je manque cruellement d'argent. Je n'ai pas d'autre choix. Toi, tu es bien au pensionnat avec Näyak. Ça me brise le cœur mais tu dois rester avec tes camarades. N'oublie jamais une chose, je t'aime de tout mon être et je serais toujours là pour veiller sur toi comme tu le fais pour moi. PS: voici un peu d'argent que ton père t'envoie. Fais toi plaisir. Mais surtout fais attention à toi ma puce. (Je serais surement déjà en Angleterre quand tu recevra cette lettre)"

Je relisais la lettre encore une fois et baissais la tête vers le sol. J'étais tellement soulagé que ma mère soit en sécurité. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'elle venait de m'abandonner. J'étais fille unique. Mon père m'avait laissé quand j'étais toute petite et ma mère venait de quitter le pays, me laissant dans la merde actuelle. Je pris mon visage dans mes mains. Je n'avais plus personne. Pendant qu'elle ferait de nouveau sa vie tranquillement avec l'homme qu'elle a toujours aimé, moi je devrais sauver le monde ? C'est ça ? Ma mère avait toujours été mon point faible. Elle était tout et je ne l'avais plus. Je devrais me débrouiller toute seule à partir de ce jour. Faire la guerre, sauver ma peau, me débrouiller. Je replaçais le poignard correctement dans ma grande botte noire. Question de sécurité. Je l'avais toujours sur moi, bien dissimulé. Puis, je fouillais dans mon sac pour trouver mon paquet de clopes. Je le pris, l'ouvrais et le secouais vers le bas. Tout ce qu'il en sortit fut un reste de tabac brunâtre dont l'odeur donnait envie de vomir. Putain. J'avais plus rien. Je poussais un grognement exaspéré. C'était décidément pas ma journée. Je me relevais et regardais si il n'y avait pas un type bizarre passant dans le coin. J'étais assez prudente et posée de nature. Après avoir vérifié, je me mis à courir. J'avais au moins vingt bonnes minutes jusqu'au tabac le plus proche. Ah non, pas le plus proche mais le premier ouvert et surement un des seuls. Je dévalais les rues en courant. J'aimais ça. Surtout quand j'étais gamine. Je ne faisais que ça. Courir me rappelait le bon temps en fait. Mais ça n'avait rien d'amusant aujourd'hui car plus personne ne veillait sur moi et la ville déserte avait été transformée en dépotoir. C'était le bordel. Des voitures étaient renversées sur le côté de temps en temps. Des fenêtres étaient cassées. En fait, il n'y avait que très peu de fenêtres encore intactes. Certaines étaient réparées avec des bouts de bois, des torchons, du plastique. Enfin, tout ce qu'on pouvait trouver. Je n'osais même pas imaginer ce qu'il y avait derrière les murs des maisons silencieuses. En tout cas, il n'y avait ni licornes, ni arc-en-ciel même que les licornes, elles font caca arc-en-ciel :3 Soudain, sur le trottoir, je remarquais un homme. Je lui donnais la quarantaine. Son teint était cadavérique et ses traits étaient accentués par la crasse qu'il avait sur le visage. Il avait l'air tellement maigre. Il me vis et me cria de venir l'aider, de lui donner quelque chose. Mais je ne fis que courir plus vite. Ça me faisait de la peine mais je n'avais rien à lui donner et certaines personnes pouvaient devenir très agressives et pouvaient même tuer. Et je ne voulais pas mourir. Enfin, j'apercevais l'enseigne du tabac qui ne brillait plus. Plus rien ne brillait dans cette maudite ville. Je ralentissais le pas et entrais dans la boutique. Je fis attention de ne pas trébucher sur la marche. Mais percutais quelqu'un de plein fouet. Cette journée, qu'est ce que je la détestais ! Je ne fis même pas attention à l'homme que je venais de renverser, lançais un petit "Excusez moi...". Je me dirigeais vers le comptoir.

"Un paquet de malboro convertible s'il vous plait"

"Ça vous fera vingt dollars"

Il le dit sur un ton sec et désagréable que je n'appréciais absolument pas. Vingt dollars bien sur ! Comme si j'allais dépenser autant pour me détendre un peu. C'était n'importe quoi. Je me concentrais pendant quelques secondes et souriais. Tout le monde avait ses petits secrets et moi, je les perçais. Je pris un air innocent.

" Ce serait bête que votre femme sache que vous entretenez une relation passionnée avec votre ancienne patronne, non ?"

Il me regarda surpris, puis ne chercha pas à comprendre et soupira.

"Dix dollars..."

"Huit dollars et ça reste notre petit secret"

Il me fixait maintenant d'un regard meurtrier. Puis haussait les épaules. Il me donna le paquet et je lui refilais l'argent avec un grand sourire satisfait. Je me retournais et vis mon professeur d'SVT juste devant moi. Oh non, c'était lui que j'avais renversée quelques secondes auparavant. Les mots coincés dans ma gorge, je sortis un petit mot à peine audible.

"Oups..."





© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be


Dernière édition par Bay Johnson le Sam 23 Nov - 13:35, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 22 Nov - 16:36


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

Il s'agissait de Bay Johnson, une étudiante de deuxième année qui avait le pouvoir de sonder l'Âme. Elle n'a jamais assisté à mes cours de tires mais reste relativement attentive à mes cours de bio. D'ailleurs elle ne semblait pas m'avoir reconnu et se précipita vers le vendeur qui n'avait pas eu le temps de ranger son carton plein de clopes. Je l'observai commander ses cigarettes, la main sur la porte, avec le coup que je lui avais mit j'étais surpris qu'il ne suit rien arrivé. Peut-être que sous l'effet du manque elle pensait à autre chose que son nez. Lorsque le gros mec lui demanda vingt euros alors qu'il m'en avait demandé seulement dix-neuf à la base j'hésitai à protester, mais pas les temps qui court un coup de couteau ça va vite et avec ce que j'avais dans mon sac je ne pouvais pas me permettre ce genre de folies. Je fis donc semblant de regarder la carte, qui nous proposait du café pour dix dollars et même un chocolat à quinze, quand je pense que le McDo' trois pas plus loin nous offre un café pour cinq dollars même pas. Je sais que ça se faisait mais j'écoutais discrètement la conversation entre l'étudiant et l'homme bedonnant, je manquais de m'étouffer lorsqu'il lui vendit le paquet pour huit dollars. Ah le charme féminin... Ca marche souvent en plus, c'est ça le pire avec les femmes. Je tournai donc dans la boutique, je n'aimais pas savoir mes élèves fréquenter un lieu pareil, c'était sûrement le pire coin de toute la ville. Enfin, à près si on part de ce principe toutes les rues vont dans le même sac mis à part la Central Cordova Street. Par réflexe je regardais mon téléphone, apparemment personne n'avait besoin de moi au pensionnat, les filles indisposées et les garçons qui ont des maux de têtes ne se bousculent pas au portillon aujourd'hui. La jeune Bay se retourna pour sortir du tabac et fut incroyablement surprise de me voir. En même temps, voir son médecin scolaire dans un magasin de clope pas très légal ça doit faire un choc j'imagine. Je lui adressai un sourire et, tout en laissant la porte ouverte d'une main, invitait la jeune femme à sortir de cet endroit insalubre – je me sentais plus en sécurité dehors – et dis.

« Bonjour Bay. »

Une fois dehors je ne pus m'empêcher de jeter un regard derrière mon épaule, on ne peut faire confiance à personne ici, vaut mieux être sur ses gardes. Je fis passer mon sac à dos sur mon torse d'un vague coup d’épaule afin de sortir mon paquet de filtre tout en parlant.

« Tu ferrais mieux de faire attention, se trimbaler avec un billet de vingt c'est dangereux, je pourrais t'agresser pour les dollars qu'il te reste »

Je lui adressai un clin d’œil, j'avais beau tourner ça à la rigolade j’espérai qu'elle comprendrait que j'avais raison et qu'à l'avenir elle ne recommencerait pas. Enfin je dis ça mais il y a moins de vingt minutes c'était moi qui avais huit cents dollars dans ma poche. Néanmoins je trouvais dommage que les élèves claquent leurs économies dans les cigarettes, au cabinet j'avais un tas de babioles pour arrêter de fumer, comme personne n'en veux j'ai au moins de quoi soigner une centaine d'élèves ! Mais bon, avec les temps qui court les gens ont besoin de se trouver un échappatoire, certains courent, certains mangent, certains pleurent et d'autres fument. Je préférais courir tien... Je roulai rapidement ma clope, de toute manières je n'étais pas au pensionnat donc je pouvais fumer devant un élève sans problème, je la gardais néanmoins entre mes doigts sans l'allumer, regardant la jeune étudiante. Je me demandais ce qu'elle faisait en ville seule, la plupart du temps les gamins sortaient en bande ou rejoignaient rapidement leurs amis au cinéma, mais là Bay ne semblait aller nulle part. Je passai machinalement ma main gauche sur mon sac en regardant futilement ma cicatrice puis fixai la jeune femme en attendant une réponse de sa part.


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 22 Nov - 18:05





le poids du destin

dans un

sac à dos


Don't go.




C'était toujours un peu étrange de rencontrer son professeur en dehors des cours. J'étais vraiment surprise. Et puis, je venais d'acheter des clopes pas vraiment légalement. Ça ne faisait pas trop élève modèle. La situation m'arracha un sourire. Puis Mr Noghrey m'invita à sortir du tabac. Je ne me fis pas prier. Cet endroit était trop lugubre pour moi. Dès que je fus sortie de la boutique, il me salua.

"Bonjour Bay."

Je lui adressais un grand sourire en guise de réponse. Je détachais mon regard de lui pour vérifier qu'il n'y ait personne de suspect et pour éviter de sonder l'âme de mon professeur... Je ne tenais absolument pas à rentrer dans sa vie privée. C'était même la dernière chose que je voulais faire. Je me concentrais donc sur l'immeuble délabré juste en face pendant qu'il sortait son filtre du paquet. Je le regardais faire. Je me sentais beaucoup mieux en sa présence. Plus en sécurité et moins seule surtout. Je repensais encore à cette fichue lettre qui m'avait mise dans tous mes états. Le professeur me sortit de mes pensées.

"Tu ferrais mieux de faire attention, se trimbaler avec un billet de vingt c'est dangereux, je pourrais t'agresser pour les dollars qu'il te reste."

Il me fit un clin d'oeil mais au fond il était sérieux. C'est vrai, en venant ici, je prenais un gros risque. Mais les murs du pensionnat me rendaient malade et je sortais de plus en plus malgré le danger constant. Mais j'étais une jeune fille maligne, rapide et prudente. J'étais très attentive à tout. La preuve, j'étais toujours en vie. Il devait trouver idiot le fait que je dépensais mon argent pour des clopes mais j'en avais besoin. C'était mon moment de détente. Elles me rappelaient le temps où j'allais en soirée tous les soirs, où une gueule de bois n'était qu'un mauvais moment à passer, ou quand j'étais défoncée à n'en plus savoir qui j'étais. Mais je n'avais plus seize ans. J'étais responsable et seule depuis. En fait, une clope me permettait de m'évader vers le passé, là où je ne me doutais de rien et que j'avais la belle vie. Et puis dans les moments comme ça, quand être seule pour longtemps risquait d'être la chose la plus dure à supporter, je pouvais bien un peu claquer mon argent. Je me tournais vers mon professeur qui visiblement attendait une réponse de ma part.

"Je pourrais vous dire la même chose..."

Je soupirais et repris.

"Parfois, il y a ce désir de sortir du pensionnat qui est plus fort que la raison. Bien trop souvent d'ailleurs. Mais il ne faut pas s'inquiéter pour moi, j'ai l'habitude de me débrouiller par mes propres moyens et j'ai de quoi me défendre si jamais on me veut du mal."

Je me baissais légèrement et tapotais sur ma botte noire, là où le poignard était bien caché.

"Et puis, j'avais besoin de m’aérer l'esprit aujourd'hui. Tant pis pour mes cours..."

Je laissais entrevoir un sourire coincé. Je n'oubliais tout de même pas que c'était mon professeur et que sécher les cours n'allait pas l'enchanter.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 23 Nov - 14:03


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos


« Bonjour Bay. »

La jeune brune m'adressa un grand sourire pour répondre à ma salutation mais s'empressa de regarder ailleurs. Son regard se perdit sur les immeubles lugubres de la rue tandis que je profitais de cet instant pour sortir mes filtres et mon tabac d'un poche extérieur de mon sac. Si mes souvenirs étaient bons c'était elle la jeune femme qui pouvait sonder l'Âme en un regard, j'espérai simplement qu'elle ne plonge pas trop dans ma vie, je tenais à garder mes petits secrets, comme ma cicatrice et mes trafics de médicaments du samedi après-midi. Néanmoins ce pouvoir pouvait nous être très utile, elle pourrait rentrer dans l'âme d'un ennemi de guerre, découvrir tout ses moindres secrets, et après nous pourrons l'exterminer comme il se doit. Pour ne pas laisser un silence s'installer entre nous, et puisque j'avais terriblement envie de parler je pris parole.

« Tu ferrais mieux de faire attention, se trimbaler avec un billet de vingt c'est dangereux, je pourrais t'agresser pour les dollars qu'il te reste »

Je lui adressai un clin d'oeil tout en posant mon tabac sur la fine feuille de papier, je devais être bien crédible tient mais la jeune femme avait parfaitement compris où je voulais en venir et me répondit après un court instant de réflexion.

« Je pourrais vous dire la même chose... »

J'affichais sur mon visage en sourire rapide tout en roulant ma clope, si seulement elle savait qu'il était impossible de me retourner la remarque, mais bon tout le monde ne savait pas que le petit professeur d'svt, médecin scolaire était en réalité un fou furieux. Enfin, je n'ai fait que remporté les jeux olympiques de tires de 2016, ça ne fait pas forcément de moi un fou mais j'imagine que si quelqu'un m'agresse je n'aurai pas trop de mal à me défendre. Et puis même si c'était le cas je me régénérerais alors bon... Je doute que Bay soit capable de cela, c'est pour ça que je m'inquiétais.

« Parfois, il y a ce désir de sortir du pensionnat qui est plus fort que la raison. Bien trop souvent d'ailleurs. Mais il ne faut pas s'inquiéter pour moi, j'ai l'habitude de me débrouiller par mes propres moyens et j'ai de quoi me défendre si jamais on me veut du mal. »

Je portais la cigarette à ma bouche tandis que Bay me montra sa botte, mon sourire s'élargit, pas folle la guêpe. J'ouvris légèrement mon manteau pour laisser à découvert mon petit Beretta 92, chacun son arme après tout. Je sortis ma boîte d'allumette rangée dans la poche juste à côté de l'arme, en plus d'avoir tous les défauts du monde j'étais pyromane, j'allumais rapidement ma cigarette et écoutais la jeune femme poursuivre en tirant une bouffée de ma cigarette.

« Et puis, j'avais besoin de m’aérer l'esprit aujourd'hui. Tant pis pour mes cours.. »

« Ouh la vilaine serais-tu en train de sécher ? Enfin bon, le samedi aprèm' c'est que des options un peu à la con, genre sciences, français... »

Oui j'avais dû décaler mon cours de sciences à mercredi soir pour venir prendre ces fichues boîtes de médicaments. Je comprenais que Bay ai envie de sortir, le pensionnat était très grand mais l'herbe est toujours plus verte de l'autre côté de la barrière. Je remarquai le sourire gêné de l'élève, je n'allais pas la gronder pour ça, j'étais médecin avant tout, la santé et l'aération passait avant tout. Enfin, si ça ne tenait qu'à moi les élèves feraient du sport le matin avec des cours de tires et l'après-midi ils boufferaient de la biologie jusqu'à connaître l'anatomie de chaque être vivant par cœur. Heureusement pour eux je ne suis pas aussi sadique...


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 23 Nov - 19:06





le poids du destin

dans un

sac à dos






"Parfois, il y a ce désir de sortir du pensionnat qui est plus fort que la raison. Bien trop souvent d'ailleurs. Mais il ne faut pas s'inquiéter pour moi, j'ai l'habitude de me débrouiller par mes propres moyens et j'ai de quoi me défendre si jamais on me veut du mal."

Je désignais ma botte, un sourire sur mes lèvres.  Je ne sortais jamais sans. J'avais appris à magner le couteau depuis que la guerre avait commencée. Et c'était devenu naturel. Je ne ratais jamais ma cible, j'étais rapide avec, je pouvais le dissimuler ou je voulais. L'arme idéale pour moi. Mon professeur avait compris que j'avais un poignard car son sourire s'agrandissait. Il ouvrit légèrement sa veste et je vis le manche d'un revolver. Je ne doutais absolument pas qu'il ait une arme sur lui. J'étais même surprise qu'il n'en ait qu'une. Je voyais ce genre de profs armés jusqu'aux dents à vrai dire. Je le regardais fumer quelques instants. C'était apaisant. Le silence qui régnait l'était en tout cas.

" Et puis, j'avais besoin de m’aérer l'esprit aujourd'hui. Tant pis pour mes cours..."

Entre les clopes achetées dans un tabac louche et dangereux et les cours manqués, je donnais une image extrêmement studieuse de moi. Mais bon, il était cool dans ses cours. J'osais espérer qu'il ne me juge pas sur ce qu'il avait pu voir ce jour là.

"Ouh la vilaine serais-tu en train de sécher ? Enfin bon, le samedi aprèm' c'est que des options un peu à la con, genre sciences, français..."

Je riais, heureuse qu'il le prenne comme ça.

"Oui, que des matières à la con le samedi !"

Évidemment j'avais bio cette après-midi. Je plaisantais bien sur. J'aimais ses cours. J'étais définitivement une littéraire mais la bio était la matière scientifique que je préférais et c'était donc pour ça que je l'avais en option.

" Je ne sèche pas pour rien monsieur. C'est juste pas ma journée. Mais alors vraiment pas."

Je détournais la tête pour regarder aux environs, repensant à cette fichue lettre. Puis je fouillais dans mon sac et en sortais une clope que j'allumais immédiatement. Je me sentais mieux dès la première bouffée inspirée. Quelle journée de merde. Heureusement qu'il était là. Je m'asseyais sur les marches d'un immeuble à l'abri du vent d'automne et regardais dans le vide, fatiguée.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 23 Nov - 20:25


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

« Oui, que des matières à la con le samedi »

« Surtout la bio, c'est tellement nul ça... »

Je tirai longuement sur ma cigarette, j'aimais bien plaisanter avec mes élèves, briser un peu ce mur de glace qu'il y avait entre nous tous. Je n'ai jamais fait d'étude pour être professeur, j'enseigne juste en attendant que Näyak pour me remplacer alors je ne sais pas si mes méthodes sont bonnes, j'ai beau copier sur les autres ça se trouve je fais un peu n'importe quoi. En tout cas mon amphi est toujours plein, j'imagine que c'est une bonne chose. Je me rappelai subitement que si Bay pouvait se permettre d'ici c'était uniquement parce qu'elle avait l'option bio du samedi et que par définition je n'étais pas au pensionnat. En fait c'était moi le vilain qui séchait ! Je plongeai machinalement ma main gauche dans ma poche, avec le froid ma cicatrice s'ouvrait et cela n'avait rien d'agréable je peux vous l'assurer.

«Je ne sèche pas pour rien monsieur. C'est juste pas ma journée. Mais alors vraiment pas »

« Vraiment .. ? »

Je l'observai sortir elle aussi une cigarette qu'elle alluma rapidement. C'est triste de voir qu'on est tous drogués, mais bon si ça peu aider des gens... Ce n'est pas très scientifique comme raisonnement je l'avouerai mais il n'était pas vraiment faux finalement. La jeune étudiante s'assit un pas plus loin sur les marches d'escaliers d'un immeuble. J'hésitai un instant puis posai mon sac à mes pieds et m'assis également sur les marches en tapotant sur ma clope pour faire tomber la cendre par terre.

« Raconte-moi tout. Je suis médecin, presque psychologue tu sais ! Dire que j'aurais pu être astronaute et président aussi... Alors, cette journée de merde, elle est due à quoi ? »

Oui j'aurais pu être psychologue, mais j'avais un peu la flemme de faire des années d'études en plus juste pour entendre les gens se plaindre et pleurer sur mon épaule. Néanmoins j'adore lorsque mes élèves viennent en pleures dans mon cabinet pour me raconter leur petite peine de cœur ou leurs souvenirs, après ils repartent le sourire aux lèvres. Non, non, je ne donne pas de drogue, j'essaie juste d'être professionnel et de remonter le moral aux gens. Quand je pense que je me retrouvais assis sur les marches d'un escalier à cloper avec une gamine tout juste majeure... Je me souviens quand j'étais petit j'avais dit à ma mère 'maman je vais faire quelque chose de grand tu verras' tout ce que j'ai réussis à faire c'est obtenir un putain de diplôme pour finalement me retrouver dans un pensionnat et faire sauter la tête de mes meilleurs élèves sur le front. Je tapais de nouveau dans ma clope, je devais arrêter de penser ça sinon moi aussi j'allais passer une journée de merde. Je pris mon sac et le coinçais entre mes mollets, j'avais tellement peur que quelqu'un pique mon trésor que j'en devenais paranoïaque. Je tournais néanmoins ma tête vers l'étudiante avec un sourire en coin, attendant gentiment qu'elle me narre sa journée.


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 24 Nov - 11:01





le poids du destin

dans un

sac à dos







"Je ne sèche pas pour rien monsieur. C'est juste pas ma journée. Mais alors vraiment pas."

Pourquoi avais-je dis ça ? Probablement parce qu'il était là à m'écouter râler. Et qu'il était le seul. Je n'étais pas du genre à raconter ma vie comme ça à un prof. Mais j'étais en dehors des cours et ce sentiment de solitude que j'éprouvais commençait à me saouler sérieusement.

"Vraiment .. ?"

Si il savait ! Je sortais une cigarette de mon sac et l'alluma rapidement. J'avais fais sauter la sécurité de mon briquet quelques jours auparavant. Je me rappelais des deux hivers précédents où j'oubliais d'enlever cette connerie de sécurité. Je pouvais avoir mal pendant une bonne heure au pouce à cause de ça. Je m'asseyais sur une marche, fatiguée m'attendant à ce qu'il s'assoit lui aussi. Mais quelque chose clochait. Il était très prudent. Et peut être même trop. Je fronçais les sourcils, soucieuse.

"Raconte-moi tout. Je suis médecin, presque psychologue tu sais ! Dire que j'aurais pu être astronaute et président aussi... Alors, cette journée de merde, elle est due à quoi ?"

Je rigolais légèrement.

" Je vous vois bien président tiens ! Mais ce n'est pas un métier aussi passionnant que celui de médecin dans notre bahut, non ?"

Je lui fis un clin d'oeil. J'avais peur de lui foutre le cafard. Je ne doutais absolument pas qu'il aurait pu devenir astronaute et pourquoi pas président. En tout cas, je ne le voyais pas médecin au pensionnat. Peut être qu'il avait d'autres rêves. Les miens avaient été brisés par la guerre. Je voulais découvrir le monde, partir à l'aventure, avec le stricte nécessaire. A présent, je vivais avec le stricte minimum mais je ne pouvais pas découvrir le monde à moins d'y laisser ma peau. J'étais coincée à Wenta. Il prit son sac et le rapprocha encore plus de lui. J'avais compris. Il était inquiet pour le contenu du sac. Ça en devenait évident. Je me demandais ce qu'il pouvait contenir. Je secouais la tête et me lançais dans mon roman.

"Vous avez déjà reçu une lettre qui vous a anéantit ? Moi, elle vient de ma mère... Mon père m'a abandonné moi et ma mère alors que j'étais toute petite. Alors on a déménagées au Canada, essayant de survivre toutes les deux. Ma mère, elle est tout pour moi. On s'est battu ensemble pour payer les factures, pour joindre les deux bouts à la fin du mois, pour vivre correctement. Puis je suis venue ici. Dans cette lettre, elle me dit qu'elle rentre en Angleterre grâce à mon père, qu'il lui a enfin prêté un peu d'attention après toutes ces années d'ignorance. Et elle ne veut pas que je vienne avec elle. Elle préfère me laisser pourrir ici. Je vais mourir quand je serais partie en mission. Je vais disparaître et elle sera avec l'homme qu'elle a toujours aimé. Elle est en sécurité. Et regardez où j'en suis. Assise, fumant ma clope, frôlant le danger toutes les demies secondes, désespérant de ne pas pouvoir partir d'ici. Tu parles d'une future héroïne qui va sauver sa nation... Je vais crever comme tout le monde. Ça lui fera les pieds à ma mère tiens. Bref, je me retrouve seule. Mais c'est juste un problème d'adolescente, je suppose. C'est juste que j'en ai ras le cul d'être tout le temps abandonnée."

Je tirais une taffe sur ma cigarette et fermais les yeux. Je haïssais la vie que je menais. Je la haïssais plus que tout.





© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 24 Nov - 17:46


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

« Je vous vois bien président tiens ! Mais ce n'est pas un métier aussi passionnant que celui de médecin dans notre bahut, non ? »

Elle me rendit mon clin d'oeil pendant que je tirais sur ma cigarette. J'imagine que même si j'avais eu le choix entre être astronaute, président ou pauvre médecin scolaire pour étudiant psychologiquement troublés j'aurais préféré être médecin. C'était comme ça, la médecine c'était toute ma vie, même si je ne touchais pas de salaire je m'en moquais, tout ce qui m'importait c'était de sauver de vie, et qu'on se souvienne de moi. Je voulais que dans quinze on dise 'putain j'étais en train de crever dans le fossé mais y'a eu ce mec qui m'a sauvé, sans rien demandé en retour, et grâce à lui aujourd'hui je peux manger ici avec vous'. En attendant que Bay me réponde je serrais machinalement mon sac entre mes jambes et mon regard se perdit au loin.

« Vous avez déjà reçu une lettre qui vous a anéantit ? Moi, elle vient de ma mère... Mon père m'a abandonné moi et ma mère alors que j'étais toute petite. Alors on a déménagées au Canada, essayant de survivre toutes les deux. Ma mère, elle est tout pour moi. On s'est battu ensemble pour payer les factures, pour joindre les deux bouts à la fin du mois, pour vivre correctement. Puis je suis venue ici. Dans cette lettre, elle me dit qu'elle rentre en Angleterre grâce à mon père, qu'il lui a enfin prêté un peu d'attention après toutes ces années d'ignorance. Et elle ne veut pas que je vienne avec elle. Elle préfère me laisser pourrir ici. Je vais mourir quand je serais partie en mission. Je vais disparaître et elle sera avec l'homme qu'elle a toujours aimé. Elle est en sécurité. Et regardez où j'en suis. Assise, fumant ma clope, frôlant le danger toutes les demies secondes, désespérant de ne pas pouvoir partir d'ici. Tu parles d'une future héroïne qui va sauver sa nation... Je vais crever comme tout le monde. Ça lui fera les pieds à ma mère tiens. Bref, je me retrouve seule. Mais c'est juste un problème d'adolescente, je suppose. C'est juste que j'en ai ras le cul d'être tout le temps abandonnée. »

J'avalais lentement ma salive, les problèmes de couples et de divorce je connaissais. Mais lorsque j'entendis la jeune étudiante perdre espoir je fus presque désemparé. Malheureusement elle n'avait pas tellement tort, certains élèves n'étaient que de la chaire à canon et elle était assez intelligente pour se rendre compte qu'elle en faisait partie. Heureusement pour elle que son Unité faisait des petites missions, c'était les Avalöns qui s'occupaient des choses insurmontables. Je ne savais pas vraiment quoi dire, par chance Bay parla longtemps, me laissant ainsi quelques secondes de réflexion. Je me raclai la gorge et me jetai à l'eau.

« Tu sais tu n'es plus si seule que ça... Déjà je suis là, et puis ne va pas me faire croire qu'en deux ans tu ne t'es pas fait d'amis au pensionnat ! Après, avec la guerre je ne peux rien te promettre, qui ne nous dit pas qu'un obus va s'écraser sur notre tête à l'instant présent ? Mais je peux t'assurer que si un jour tu pars au front avec moi tu reviendras, en un seul morceau si possible, mais tu reviendras si tu fais bien ce qu'on te dit. Tu connais peut-être l'histoire de Bryan Mouhlt, le seul gosse que j'ai perdu parce qu'il a eu l'idée géniale de lever sa tête hors de notre pseudo tranchée. »

Je tapai fortement sur ma clope, manquant d'en mettre partout sur mon pantalon, en repensant à cette histoire. Il était brillant en plus ce bonhomme....

« Et qui te dis que ça va pas être toi qui va mettre une balle dans la tête de ce putain de commandant Australien se rapproche de plus en plus du Canada ? »

J'affichai un sourire sur mon visage, il fallait positiver après tout, parce que si nous partions sur le terrain glissant de la nostalgie j'imagine qu'on avait tous les deux une bonne histoire à raconter. Je sais que ma technique pour remonter le moral ne marchait qu'une fois sur deux, mais au moins j'essayais, et au pire si ça marchait pas il me restait encore dix dollars pour nous payer un café et pleurer  comme deux tartes sur un futur qui nous a échappé.


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 24 Nov - 20:11





le poids du destin

dans un

sac à dos


I'm not a little girl anymore.




"Vous avez déjà reçu une lettre qui vous a anéantit ? Moi, elle vient de ma mère... Mon père m'a abandonné moi et ma mère alors que j'étais toute petite. Alors on a déménagées au Canada, essayant de survivre toutes les deux. Ma mère, elle est tout pour moi. On s'est battu ensemble pour payer les factures, pour joindre les deux bouts à la fin du mois, pour vivre correctement. Puis je suis venue ici. Dans cette lettre, elle me dit qu'elle rentre en Angleterre grâce à mon père, qu'il lui a enfin prêté un peu d'attention après toutes ces années d'ignorance. Et elle ne veut pas que je vienne avec elle. Elle préfère me laisser pourrir ici. Je vais mourir quand je serais partie en mission. Je vais disparaître et elle sera avec l'homme qu'elle a toujours aimé. Elle est en sécurité. Et regardez où j'en suis. Assise, fumant ma clope, frôlant le danger toutes les demies secondes, désespérant de ne pas pouvoir partir d'ici. Tu parles d'une future héroïne qui va sauver sa nation... Je vais crever comme tout le monde. Ça lui fera les pieds à ma mère tiens. Bref, je me retrouve seule. Mais c'est juste un problème d'adolescente, je suppose. C'est juste que j'en ai ras le cul d'être tout le temps abandonnée."

Fermant les yeux, j'attendais la réponse du professeur. Peut être que ce n'était que des problèmes d'adolescente mais je m'en fichais bien.

"Tu sais tu n'es plus si seule que ça... Déjà je suis là, et puis ne va pas me faire croire qu'en deux ans tu ne t'es pas fait d'amis au pensionnat ! Après, avec la guerre je ne peux rien te promettre, qui ne nous dit pas qu'un obus va s'écraser sur notre tête à l'instant présent ? Mais je peux t'assurer que si un jour tu pars au front avec moi tu reviendras, en un seul morceau si possible, mais tu reviendras si tu fais bien ce qu'on te dit. Tu connais peut-être l'histoire de Bryan Mouhlt, le seul gosse que j'ai perdu parce qu'il a eu l'idée géniale de lever sa tête hors de notre pseudo tranchée."

Je fis une grimace souriante. Le pauvre... Pas très intelligent n'empêche. Je rigolais. C'était évident que mon prof essayait de me remonter le moral et ça marchait plutôt bien. Il reprit.

"Et qui te dis que ça va pas être toi qui va mettre une balle dans la tête de ce putain de commandant Australien se rapproche de plus en plus du Canada ?"

Ce serait un honneur de pouvoir lui exploser la tête tiens !

"Ça fait deux ans que je suis au pensionnat mais je n'ai pas beaucoup d'amis. Mon don n'est pas très apprécié vous savez... Malgré le fait que j'ai beaucoup de chances de crever dans les semaines qui viennent, je suis une bonne recrue pour la guerre."

Je tirais une taffe sur ma clope, faisant l'inventaire de ce que je savais faire.

"Je maîtrise le couteau comme si c'était une extension de mon bras. Je suis rapide, discrète, maligne et prudente. J'obéis aux ordres. Aucune chance que je finisse comme Bryan. J'ai un don très intéressant pour l'unité Noëspa. Je sais déjouer des plans, anticiper des coups, savoir précisément ce que veut l'ennemi grâce à mon don. Et en bonus, j'ai un charme féminin qui opère assez facilement. Enfin, ça c'est pas vraiment fiable. Par contre, je ne sais pas bien me servir d'un flingue."

Je ne me vendais pas auprès de lui. J'essayais plutôt de me rassurer mais je n'étais toujours pas convaincu de mes compétence pour survivre pendant les missions.

"J'ai pas peur de la mort. Mais je ne veux pas mourir bêtement. Je veux mettre toutes les chances de mon côté pour tous les exploser et survivre. Vous devez me trouver un peu timbrée mais si il doit en rester un, ce sera moi."




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 25 Nov - 19:45


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

« [...] peut-être l'histoire de Bryan Mouhlt, le seul gosse que j'ai perdu parce qu'il a eu l'idée géniale de lever sa tête hors de notre pseudo tranchée. »

Je la vis sourire, enfin ça ressemblait plus à une grimace mais on sentait l'effort ! Je savais que je disais un peu n'importe quoi, mais de toute manières dans les cas là n'importe quoi c'est toujours mieux que rien du tout. Alors je poursuivis.

« Et qui te dis que ça va pas être toi qui va mettre une balle dans la tête de ce putain de commandant Australien se rapproche de plus en plus du Canada ? »

Je concluais ma phrase par un sourire puis pris une bouffée de cigarette. J'aimerais tellement lui exploser le crâne à celui-là, ça en devenait maladif.

«Ça fait deux ans que je suis au pensionnat mais je n'ai pas beaucoup d'amis. Mon don n'est pas très apprécié vous savez... Malgré le fait que j'ai beaucoup de chances de crever dans les semaines qui viennent, je suis une bonne recrue pour la guerre. Je maîtrise le couteau comme si c'était une extension de mon bras. Je suis rapide, discrète, maligne et prudente. J'obéis aux ordres. Aucune chance que je finisse comme Bryan. J'ai un don très intéressant pour l'unité Noëspa. Je sais déjouer des plans, anticiper des coups, savoir précisément ce que veut l'ennemi grâce à mon don. Et en bonus, j'ai un charme féminin qui opère assez facilement. Enfin, ça c'est pas vraiment fiable. Par contre, je ne sais pas bien me servir d'un flingue.»

J'écoutais attentivement la jeune femme, prenant mentalement en note tout ce qu'elle me disait. Je comprenais que son don ne soit pas très apprécié de tous, j'imagine que les élèves n'aimaient pas se sentir observés, ça les mettait sûrement mal ou l'aise. Puis elle me parla de son couteau, chacun ses petites préférences, certain préfèrent les armes blanches, y'a même un gars au pensionnat qui se promène avec son arc de chasse. Mais rien ne vaut un bon petit obus. J’esquissais un fin sourire, son charme féminin marchait plutôt bien, elle ne s'était pas faite arnaquer comme moi tout à l'heure. Néanmoins elle semblait avoir quelques lacunes pour le tire, il faut dire on ne s'occupait pas vraiment de cette Unité pour le combat, ils bossaient plus le corps à corps, l'espionnage, le décryptage de codes et tout. Avant que je ne puisse lui répondre Bay poursuivit.

«J'ai pas peur de la mort. Mais je ne veux pas mourir bêtement. Je veux mettre toutes les chances de mon côté pour tous les exploser et survivre. Vous devez me trouver un peu timbrée mais si il doit en rester un, ce sera moi.»

Elle n'avait pas peur de la mort ? Ca c'est un bon soldat ! Je tournai ma tête vers elle et répondis.

« Non au contraire, un mental d'acier c'est mieux qu'une lopette qui a peur de s'écorcher les mains. Tu verras, ils vont se faire exploser ! »

Exploser, je n'avais que ce mot à la bouche depuis que j'étais gamins. J'étais réalisé mon premier rêve lorsque je suis monté dans un tank à six ans et demi, aha quelle époque. Je savais que venant de ma part, moi qui était impulsif, destructeur et qui ne pensait qu'à exploser la cervelle de tout le monde, mes propos n'avaient beaucoup d’impact, mais au moins ils avaient le mérite d'exister.


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 27 Nov - 10:10





le poids du destin

dans un

sac à dos


Arthur & Bay




"J'ai pas peur de la mort. Mais je ne veux pas mourir bêtement. Je veux mettre toutes les chances de mon côté pour tous les exploser et survivre. Vous devez me trouver un peu timbrée mais si il doit en rester un, ce sera moi. »

J’avais dis ça comme si c’était normal. Comme si, on devait tous survivre. Aucune humanité n’était demandée. Fallait penser qu’à sa gueule, sauver son cul avant tout. Et peu importe si les autres étaient en train d’agoniser. Sauver sa peau était devenu le principal but de tout le monde. Mais l’égoïsme des Hommes allaient tous nous tuer un jour ou l’autre. J’étais consciente de mon égoïsme. Je n’avais pas peur de la mort ni de la guerre. J’avais peur de moi même. J’avais peur de me retrouver en mission et de devoir choisir entre deux options. Me sauver et survivre ou sauver quelqu’un et risquer de nous faire tuer. Je n’avais jamais été dans cette situation et je m’imaginais tout le temps que je prendrais la deuxième solution. Mais plus le temps passait, plus j’avais l’impression de ne penser qu’à moi. J’avais peur des choix que je ferais à l’avenir. Malgré tout, j’avais une conscience. J’étais capable de tuer sans remords et sans hésitation mais laisser un camarade mourir me semblait tellement plus difficile à affronter.

"Non au contraire, un mental d'acier c'est mieux qu'une lopette qui a peur de s'écorcher les mains. Tu verras, ils vont se faire exploser ! »

Cette phrase m’arracha un sourire. Si seulement, je pouvais tous les exploser. Je me fichais bien de pouvoir tuer les soldats. Ils avaient toujours été des pions.

"Si seulement je pouvais retrouver les enfoirés qui ont déclaré cette guerre pour leur trancher la gorge, pour leur faire voir leur égoïsme, pour qu’il se rende compte de tous ces rêves brisés, de toutes ces personnes mortes par leur faute."

Je voulais que tout soit comme avant, que les sourires sur les visages soient à nouveau présents, que les familles soient à nouveau réunis, que la joie de vivre réapparaisse enfin. Mais je savais bien que la guerre laissait des traces. Des traces malheureusement indélébiles. Rien ne pouvait être comme avant même si toute cette boucherie cessait. Il n’y avait aucun échappatoire. Nous étions tous obligés de faire face à notre destin. Et le destin de beaucoup était de mourir d’une façon ou d’une autre. Je détestais être piégée. Et le seul moyen de pouvoir être libre était de se battre et de mettre à fin à cette guerre.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 27 Nov - 14:43


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos


« Non au contraire, un mental d'acier c'est mieux qu'une lopette qui a peur de s'écorcher les mains. Tu verras, ils vont se faire exploser ! »

Finalement la jeune brune m'adressa un sourire, c'était bien de sourire pour des raisons stupides. De nos jours les gens n'ont plus la tête à s'amuser, le peu de personnes qui vont dans la vieille discothèque de la ville sont soit des étudiants soit des personnes tellement désespérée qu'elles ne peuvent plus que danser pour oublier. Mon regard se perdit un instant au loin, je me demandai bien à quoi aurait ressemblé cette ville si rien de tout cela ne se serait produit. Le bus aurait été plein aux heures de pointes, des gens se tiendraient par la main, il y aurait eus des jeunes qui se seraient déplacé en bande vers les fast food, des petites mamies assissent sur des bancs pour donner du pain aux pigeons. Là, il n'y avait même plus de pigeon. A croire que tous les animaux avaient migré vers une espèce d'île utopique, sans guerre, sans homme tant qu'à faire. Bay me répondit tandis que je tapais sur ma cigarette roulée.

« Si seulement je pouvais retrouver les enfoirés qui ont déclaré cette guerre pour leur trancher la gorge, pour leur faire voir leur égoïsme, pour qu’il se rende compte de tous ces rêves brisés, de toutes ces personnes mortes par leur faute. »

Si seulement nous savions qui l'avait déclenchée, je pense qu'en réalité l'Homme n'attendait que ça. Il suffisait juste de craquer un peu l'allumette sous le nez des politiciens. Le Japon a certes bombardé en premier l'Amérique, mais je suis sûr que la France et l'Allemagne y sont pour quelque chose. Allez savoir si la Chine n'est pas allé un peu chatouiller le Japon pour lui faire éternuer toute sa poudre à canon ? Personne n'a jamais vraiment su qui avait déclenché cette fichue guerre, ni pourquoi, ni comment, les gens s'en moquaient. Ça se passait dans le pays d'à côté, pourquoi s'inquiéter ? Je me souviens quand on écoutait à peine la radio parce que la France s'était faite bombarder par l'Australie, au Canada on en avait rien à foutre des petits Chinois, des Russes, même des Américains.  Puis quand ils ont mit une bombe nucléaire sur Calgary on s'en vraiment inquiétés. Tout ça en l'espace de quoi, trois, quatre mois. Je soupirai en balançant par terre ma clope à moitié écrasée par mes doigts.

« Ah tu sais si on avait su qui s'était on l'aurait probablement tué... Mais là je pense qu'on en peu plus rien faire, même si on tu tout les commandants il y aurait toujours un débile pour rallumer la flamme. »

C'était certes une vision très pessimiste de l'avenir mais nous avions affaire à une guerre totale, personne ne capitulera tout simplement parce que même les peuples se battent les uns contre les autres, je vous explique même pas les frontières, des murs de cadavres ! A croire que la civilisation avait entièrement disparue....


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 29 Nov - 14:57





le poids du destin

dans un

sac à dos


War or Peace ?




"Ah tu sais si on avait su qui s'était on l'aurait probablement tué... Mais là je pense qu'on en peu plus rien faire, même si on tu tout les commandants il y aurait toujours un débile pour rallumer la flamme."

C'était un cercle vicieux. Ça ne s’arrêterait donc jamais. Je me contentais de sourire à la bêtise humaine. Allez savoir comment on est arrivé à ça. Je n'en avais aucune idée. Qui, où, quand, pourquoi... Je ne pouvais pas répondre à mes questions. Pas grand monde pouvait. La guerre nous est tombée dessus tellement vite. Qu'est ce que ça pouvait être déprimant. J'étais pessimiste de toute façon. Je voyais toujours le pire pour être agréablement surprise si jamais ça allait mieux. Enfin, tout allait de plus en plus mal dans le monde. Malheureusement. Je ne pouvais pas me résoudre à être un vulgaire pion destiné à crever en mission. Ça, jamais. C'était d'ailleurs pour ça que je suivais avec assiduité tous les cours importants ayant un rapport avec la guerre. Mais je me permettais de sécher de temps en temps la physique, le Français, la bio... Tout ce qui était moins important. Je pris mon poignard et caressais les gravures sur le manche en bois. Il était recouvert de motifs de ronces. Je l'ouvrais et observais la lame du côté gauche, il y était gravé "Peace". Je le tournais du côté droit, il y était gravé "War". Petit, fin, délicat mais mortel.

"Il est beau n'est ce pas ? J'en ai beaucoup mais celui là est mon préféré. C'est un modèle unique me venant de mon arrière grand père. Il l'avait gravé lui même juste avant qu'il fasse lui aussi la guerre. Ma mère me l'a offert avant mon départ pour Wenta. Je m'attendais à un pendentif où à un gros pull venant de sa part mais elle m'a donné un truc qui sert à tuer. En tout cas, c'est celui que je manie le mieux. Il est discret, simple à utiliser, tranchant et parfait pour les combats rapprochés, pour le corps à corps. "

Je posais mon regard sur mon professeur et lui adressa un clin d’œil pour détendre un peu l’atmosphère. Je rangeais mon arme et tirais une dernière fois sur ma cigarette avant de l'écraser par terre. Je me levais, j'avais une envie soudaine de bouger. Je lui adressais un grand sourire.

"Et si on se changeait les idées ? Un café, ça vous dit ? Enfin, seulement si vous n'avez rien d'autre à faire bien sur..."

Moi, je n'avais rien à faire à part errer dans une ville fantôme alors pourquoi pas bouger un peu. Et j'avais le pressentiment que si nous restions là, on allait encore plus déprimer. Il n'en était pas question.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 30 Nov - 20:53


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos


La jeune femme sortit son couteau de sa botte, caressant le très joli bois qui l'ornait. Il semblait assez ancien mais un couteau reste un couteau si il est bien affûté. Personnellement, je n'étais pas très friand du lancé de couteau, je me débrouillais mais rien ne valait une arme à feu, c'est comme ça. J'ai été nourri avec des mitraillettes, j'ai joué dans des tanks, je rêvai d’être un sniper, ce n'était pas pour que plus tard je me retrouve à lancer un couteau de boucher. Finalement, moi qui ai toujours voulu qu’il m’arrive quelque chose de grand, moi qui ai toujours espéré une petite guerre, un petit soulèvement pour ma vie soit agitée j’en avais peut-être trop demandé.

« Il est beau n'est ce pas ? J'en ai beaucoup mais celui là est mon préféré. C'est un modèle unique me venant de mon arrière grand père. Il l'avait gravé lui même juste avant qu'il fasse lui aussi la guerre. Ma mère me l'a offert avant mon départ pour Wenta. Je m'attendais à un pendentif où à un gros pull venant de sa part mais elle m'a donné un truc qui sert à tuer. En tout cas, c'est celui que je manie le mieux. Il est discret, simple à utiliser, tranchant et parfait pour les combats rapprochés, pour le corps à corps.   »

Elle m'adressa un clin d'oeil malicieux mais le mal était fait, enfin, intérieurement j'espérais que cette jeune femme ne l'avait pas fait. Comment une aussi jolie fille, aussi jeune, aussi pure et innocence pourrait-elle tuer un homme avec des coups de couteau ? C'était une arme encore plus violente que mes armes à feux, car il fallait porter plusieurs coups, d'autant plus qu'il y avait un contact entre soit et sa victime. Toute cette violence me retournait l'estomac, alors que d'habitude j'adorais ça.  Je me contentais d'acquiescer sans faire le moindre commentaire, de peur de dire une bêtise. La jeune brune écrasa sa cigarette puis se leva d'un bond en m'adressant un immense sourire. Je me levai plus doucement, pris mon sac que je jetai – délicatement – sur mon épaule. Je sentis les boîtes de médicaments s'enfoncer dans mon dos et j'entendis surtout mes seringues d’insuline s'entrechoquer, le mec aurait au moins les mettre dans une boite. Je grimaçais en entendant ce son, heureusement que la jeune femme se mit à parler en même temps, le bruit suspect lui avait certainement échappé.

« Et si on se changeait les idées ? Un café, ça vous dit ? Enfin, seulement si vous n'avez rien d'autre à faire bien sur... »

« Avec plaisir ! J'ai pris mon après-midi. Si ça ne te dérange pas je préférerai le café du McDo, c'est pas que je suis à quinze dollars près mais presque. »

Dis-je avec un sourire, de toute manière il n'était pas si mal que ça le café du McDo. J'ouvris donc la marche, le fast-food se trouvait deux rues plus loin, nous y serons dans environ cinq petites minutes. Néanmoins je marchais plutôt rapidement, il ne faisait pas très chaud, l'endroit n'était pas sûr et je n'avais pas envie qu'on nous agresse, surtout en présence d'un élève. Imaginez que je sois obliger de mettre une balle dans la tête d'un type, comment Bay pourrait-elle assister à mes cours ou me demander un Doliprane après ça ? Tout le monde savait que j'avais tuer un bon nombre gens, mais personne ne m'avait jamais vu, mis à part les gosses du front, et encore, ils étaient trop concentrés à tuer leurs propres types. D'ailleurs nous arrivâmes plus rapidement que prévu, à peine le temps pour moi de demander à Bay quelle était sa matière préférée Lorsque la réponse fut donnée nous étions devant le fast-food, j'ouvris la porte et laissais passer la jeune femme.


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 1 Déc - 19:49





le poids du destin

dans un

sac à dos


Arthur & Bay




Il ne répondit pas. Je savais bien que quelque chose clochait. Je secouais légèrement la tête. Je n'avais plus envie de discuter de couteaux, de guerre ou de flingues. Je bondissais de la marche d'escalier et attendit que Mr Noghrey fasse de même. J'étais de plus en plus intriguée par le sac qu'il portait et je me demandais ce qu'il pouvait contenir. J'étais bien trop curieuse. Quand il se leva à son tour, je cru entendre un bruit venant de son bagage mais je ne pouvais plus tenir en place et lui demanda.

"Et si on se changeait les idées ? Un café, ça vous dit ? Enfin, seulement si vous n'avez rien d'autre à faire bien sur..."

J'avais bien besoin de me réchauffer. Le froid qui régnait était presque devenu insupportable et je n'en pouvais plus. Il me fallait un bon café brulant dans un lieu chauffé convenablement.

"Avec plaisir ! J'ai pris mon après-midi. Si ça ne te dérange pas je préférerai le café du McDo, c'est pas que je suis à quinze dollars près mais presque."

"Ça ne me dérange absolument pas. Au moins le McDo est un des rares fast-food qui ont encore le chauffage."

Nous ne perdions pas de temps et nous mettions en route. En réalité, je suivais mon professeur car je ne savais pas exactement où se situait le fast-food. Et pourtant, j'étais au pensionnat depuis presque deux ans. En fait, je n'aimais pas savoir où j'allais. J'aimais découvrir des lieux et me perdre. Je retrouvais toujours mon chemin alors pourquoi pas partir à l'aventure. Peut être que je faisais ça parce que la société me gonflait. Toujours devoir se dépêcher, se stresser et tomber dans une routine débile. C'était pas pour moi. Je détestais la routine plus que tout au monde. Je remarquais que Mr Noghrey marchait rapidement. Il ne voulait surement pas croiser un type louche et je le comprenais totalement. Ou il avait froid et je le comprenais encore une fois. Je ne supportais plus cet automne canadien. J'aurais donné n'importe quoi pour être sur une plage paradisiaque en maillot de bain à ce moment là. Je soupirais légèrement. J'avais le mal du pays. Je sortis de mes pensées quand il me questionna à propos de ma matière préférée. Je n'en avais pas vraiment même si je préférais les langues aux sciences. Il avait du d'ailleurs le remarquer lors de ses cours. J'avais des résultats corrects en bio mais je n'étais pas du tout passionnée et ça se remarquait. Mon cahier était toujours pleins de petits dessins et de mots griffonnés à la va vite. C'était plus fort que moi. Je ne pouvais pas me concentrer.

"L'anglais est une langue que j'aime particulièrement et c'est probablement la matière que je préfère. Vous avez du remarquer que les sciences et moi, ça fait trois..."

Je tournais la tête et vis l'enseigne McDo à quelques pas. Ça m'avait paru une éternité. Mr Noghrey ouvrit la porte et attendit que j'entre dans le fast-food comme le gentleman qu'il était. Je le remerciais et me précipitais dans la grande pièce chauffée. L'odeur de friture me chatouilla le nez. C'était une odeur qui me rappelait beaucoup de souvenirs. Je m'avançais vers la caissière pour dire notre commande puis m'installais à une table tout au fond, près d'une baie vitrée. J'aimais bien avoir un peu d'intimité quand j'étais avec quelqu'un donc je prenais la table la plus loin de celles déjà occupées. Je m'asseyais sur un grand fauteuil très confortable. Ça faisait un bien fou ! Je me tournais vers mon professeur, attendant qu'il s'assoit à son tour.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 2 Déc - 20:44


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos


« Ça ne me dérange absolument pas. Au moins le McDo est un des rares fast-food qui ont encore le chauffage.»

Je lui adressai un immense sourire, elle avait entièrement raison ce point, au moins là-bas nous étions sûr de trouver une pièce à peu chauffée par le chauffage et les fourneaux sur-gras. Je lançais donc la marche d’un pas rapide en agrippant une de mes mains à mon sac à dos. Je fourrai mon autre main dans ma main, je n'avais pas très envie que ma cicatrice explose à cause du froid, ça m'était déjà arrivé une fois et je ne veux plus jamais revivre ça. Je savais que je marchais un peu rapidement, Bay suivait sans difficulté mais je n'aimais pas imposer un marche, là en l’occurrence j'étais obligé. Le froid me serrait la gorge, quand je pense que le mois prochain il sera encore plus rude et que nous allions sûrement avoir des problèmes de chauffage comme l'année dernière. Sur le chemin vers le Mcdonald's je m'hasardai à poser une question débile à la jeune femme.

« Sinon, quelle matière tu préfères ? »

« L'anglais est une langue que j'aime particulièrement et c'est probablement la matière que je préfère. Vous avez du remarquer que les sciences et moi, ça fait trois... »

Je lâchai un petit rire, oui, ça je l'avais remarqué, mais on ne peut pas être bon en tout. Surtout que je ne suis pas un professeur exemplaire alors je ne blâmerais personne si mes élèves ont de mauvaises notes mis à part moi. Merde j'ai fais médecine moi pas bac littéraire machin chose. Nous arrivâmes au fast-food plus rapidement que prévu, finalement marcher rapidement avait du bon. Je sentais d'ici l'odeur des frites et des hamburgers, c'était toujours la même odeur depuis trente ans décidément. J'ouvris la porte, laissant la jeune brune passer devant moi tout en jetant un regard derrière moi, on ne sait jamais, des fois qu'un terroriste veuille faire exploser le McDo au moment où on sera bien installés. Mais il n'y avait personne, hormis les trois jeunes du pensionnat sur la droite et deux inconnus certainement étrangers qui se faisait un menu best of à quinze heures de l'après-midi. Bay s'avança vers la caissière qui me semblait bien fatiguée et commanda nos cafés. La commande arriva instantanément et je sortis mon billet pour régler en essayant de rester le plus discret possible. Manque de chance, à chaque fois que je voulais être discret c'était justement le moment où je me faisais le plus remarqué. Je rejoignis donc très rapidement Bay qui avait trouvé un coin un peu perdu au niveau de la grande fenêtre pour avoir une vue sur la rue et par dessus tout juste à côté du chauffage ! Je pris place sur la chaise, enlevant mon manteau et posant mon sac entre mes pieds de nouveau. Je pris la tasse entre mes doigts, un bon café bien serré, bien noir, intense, sans sucre, amer, c'est ce qu'il me fallait. Je le portai à mes lèvres, ah ça arrache comme goût, j'adore. N'importe qui aurait fait une grimace en goûtant ce breuvage fin dégoûtant, moi j'adorais ça. Je remis la tasse sur le plateau en attendant que Bay lance un sujet de conversation, je ne voulais pas commencer à parler sinon ça allait encore être à propos de la guerre, mon sujet préféré ...


©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 3 Déc - 12:59





le poids du destin

dans un

sac à dos


Arthur & Bay




"L'anglais est une langue que j'aime particulièrement et c'est probablement la matière que je préfère. Vous avez du remarquer que les sciences et moi, ça fait trois..."

Il rigola tandis que je fis une grimace désespérée. Je me demandais pourquoi les maths existaient. Je savais que ma question était idiote et que j'avais la réponse toute faite dans ma tête depuis des années. Ma mère avait essayé de m'aider dans cette matière mais elle était débordée de boulot, elle aussi était plutôt branchée langues. Moi, j'étais un cas désespéré. Je me souvenais que pendant les devoirs surveillés, je fouillais dans l'esprit de mes camarades pour trouver les réponses. C'était tellement pratique. Mais un jour, j'ai réalisé que ça ne servait strictement à rien, que je devais trouver les solutions toute seule sinon je n'allais rien faire de ma vie. Mes notes en sciences avaient sacrément baissé depuis mais au moins j'étais devenue honnête envers moi. Une fois à l’intérieur du fast-food, j'énonçais notre commande à la caissière. Je lui fis un grand sourire pour l'encourager. Elle avait encore la force de bosser. Quoi que pas de boulot, pas de tunes. Elle était obligée pour éviter que ses gosses crèvent de froid la nuit. C'était dur mais c'était la réalité. Elle me sourit à son tour et me donna la commande qui était déjà prête. Généralement, le McDo était réputé pour sa rapidité pas pour sa qualité. Il n'était pas vraiment remplie de monde, il y avait très peu de clients probablement parce que les gens avaient peur de sortir ces jours-ci ou tout simplement parce qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour se payer un repas chaud ou même un café. Le plateau dans les mains, je ne pouvais pas payer. Je décidais d'aller nous trouver la meilleure table possible. Elle se trouvait au fond du fast-food à côté d'une baie vitrée et du chauffage et pour accroître mon bonheur, elle avait les meilleurs fauteuils de la salle. Jackpot ! Je m'installais en faisant attention que mon siège soit nickel. J'étais devenue paranoïaque un midi où des collégiens m'avaient foutu des restes de tartelettes à la myrtille sur la chaise et que je m'étais assise dessus. Mauvais souvenirs. J'attendais que mon professeur s'assoit à son tour pour prendre mon café et le porter à mes lèvres. C'était fort mais ça ne me dérangeait pas. Mettre du lait ou du sucre dans le café était une aberration à mes yeux. Je l'aimais noir, serré, fort même si celui-ci était particulièrement amer. Je posais la tasse et passais ma langue sur mes lèvres pour ne pas perdre une goute de mon remontant. Je regardais mon professeur dans les yeux à présent, un petit sourire au lèvres.

"Mr Noghrey... Combien pour mon café ? Je ne vais pas vous laisser toute la note, c'est assez cher comme ça."

Je commençais à sortir mon billet de dix dollars de mon soutien gorge. Je n'étais pas vraiment gênée. Mr Noghrey était un homme comme un autre et je n'allais pas changer mes habitudes juste parce qu'il était mon prof de bio. Il était tout à fait galant alors ça risquerait d'être difficile de payer ma part sans insister. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle je sortais mon argent avant qu'il réponde.





© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 4 Déc - 14:23


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

 
Le café me brûla la langue et surtout la gorge, mais ça faisait un bien fou lorsqu’il coulait. Ça me réchauffait entièrement, moi qui étais gelé. Je laissais d’ailleurs mes doigts sur la tasse brûlante, quitte à perdre une couche de peau j’avais trop froid. Je relevai mes yeux noisettes vers la jeune femme qui, elle aussi, buvait son café. Normalement je ne prenais pas de café avec mes élèves, mais finalement ça avait peut-être du bon d'établir des liens avec eux, ils se confieraient sûrement plus facilement qu'à un inconnu. Elle posa sa tasse tout en se léchant machinalement les lèvres, elle m'adressa un fin sourire et prit parole.
 
« Mr Noghrey... Combien pour mon café ? Je ne vais pas vous laisser toute la note, c'est assez cher comme ça »
 
Au moment où je comptais riposter et lui dire que je payais tout, Bay se mit à tripoter son décolleté comme si elle cherchait quelque chose. Je fronçais d'abord les sourcils puis baissais mon regard sur mon café, peut-être qu'elle remettait tout simplement 'le tout en place' comme font certaines de mes élèves. Je relevai mon regard un instant après, le temps de voir le billet de dix sortir de son soutien-gorge. Je dois avouer que c'est une excellente cachette et m'empêchais même d’esquisser un sourire. Les femmes sont décidément pleine de ressources. Mais elle avait beau me surprendre et me secouer son argent sous le nez elle allait le garder et le remettre là où il était. En plus d'être médecin, professeur et tout ce que vous voudrez j'avais reçus la meilleure des éducations. Je souris donc à Bay en portant le café à mes lèvres.
 
« Tu peux remettre ce billet où il était, je ne le prendrais pas. »
 
Je savais pertinemment que j'étais le plus têtu des deux. Je n'allais pas accepter de l'argent venant de mon élève, en plus par ces temps où l'argent se fait rarissime, elle le garde un point c'est tout. En plus je sais très bien négocier, dealer ce n'est pas facile tous les jours, alors ce n'est pas cette petite brune qui va réussir à me donner ses dix dollars. Même si elle le laissait sur la table pour que je sois contrains des le prendre je glisserais le billet dans une de ses copies doubles qu'elle me rendra pour un DS. Ainsi, je savais que dans tous les cas j'avais le dernier mot de cette histoire. Je pris quelques gorgées de ma boisson, elle avait eu le temps de se refroidir quelque peu, c'était déjà bien plus agréable de ne plus se brûler les lèvres.
 
 
©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 31 Déc - 11:24





le poids du destin

dans un

sac à dos


Arthur & Bay




"Mr Noghrey... Combien pour mon café ? Je ne vais pas vous laisser toute la note, c'est assez cher comme ça."

Je lui montrais le billet avec discrétion. On était jamais assez prudent en ces moments difficiles. Je jetais un coup d’œil à droite puis à gauche pour me rassurer. Mais ce fut le contraire. Un homme d'une trentaine d'années nous fixait quelques mètres plus loin derrière la baie vitrée. Il n'avait pas l'air en forme et était très mince. En fait, il avait la peau sur les os. Je détournais le regard rapidement, me rendant compte qu'il fixait le billet. Mince. Je n'aimais pas faire saliver les gens et encore moins si ils étaient bizarre. J'essayais de me concentrer sur mon professeur. Il allait refuser l'argent, j'en étais certaine. Je m'étais rendue compte qu'il était un vrai gentleman. De plus, les derniers mois étaient très difficile. Rien que quelques dollars pouvaient maintenir une personne en vie. Une personne comme le type qui nous fixait de l'autre côté de la route. J'avalais ma salive. Ça donnait froid dans le dos. Mr Noghrey me sourit puis bu une gorgée de son café.

"Tu peux remettre ce billet où il était, je ne le prendrais pas."

Facile à deviner. Il n'allait pas changer d'avis même si j'usais de la ruse. Impossible de lui donner l'argent. Je souriais à mon tour. Je n'insistais pas mais ne rangeais pas pour autant le billet dans mon soutien gorge. Il y avait beaucoup trop de témoins à mon gout. Je me penchais naturellement vers mon professeur et baissa la voix instinctivement.

"Je ne pense pas que remettre le billet là où il était soit une bonne idée à part si je veux me faire arracher mes fringues. Vous le connaissez ce type ?"

Je penchais la tête du côté de la vitre, un sourire sur les lèvres. Je dessinais une petite flèche sur le reste de la mousse de mon café grâce au "touilleur". J’appelais toujours le petit bâtonnet en plastique -que je finissais toujours par casser- un touilleur. Je n'avais jamais su comment ça s'appelait et je m'en fichais. C'était mignon ce petit nom. J'étais certaine qu'il avait compris ce que je voulais dire même avant que j'use de mes talents inexistants de dessinatrice. Il était intelligent et il avait eu l'occasion de me le prouver plusieurs fois. Peut être même qu'il l'avait repéré en même temps que moi.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 31 Déc - 12:20


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos


Lorsqu'elle sortit le billet de son décolleté je baissais les yeux sur mon café puis regardais les alentours, dans ce McDo' perdu il y  en avait plus d'un qui serait près à nous égorger tous les deux pour un pauvre billet de dix dollars. Il y avait ce vieux qui ressemblait à un sans abri dans le coin gauche, cette femme qui ressemblait bien à une prostituée qui avait sûrement trois enfants à nourrir, cet ado dans le fond avec ses cheveux gras qui ne semblait pas avoir mangé depuis des mois. Je portais le café à mes lèvres tout en demandant à Bay de ranger cet argent là où elle l'avait trouvé. Elle m'adressa un sourire sans pour autant ranger l'argent, le roulant dans sa main, puis elle se pencha vers moi, je me penchai à mon tour tout en tournant mon visage vers la rue pour vérifier qu'il ne s'y passait rien d'alarmant.

«Je ne pense pas que remettre le billet là où il était soit une bonne idée à part si je veux me faire arracher mes fringues. Vous le connaissez ce type ? »

Je me redressai, hésitant à prendre ce maudit billet pour que les personnes qui nous regardaient s'en prenne à moi plutôt qu'à Bay. Avec la petite touillette à café la jeune brune me dessina une espèce de flèche pour me designer le vieux cerné au sourire de psychopathe. Je tournai banalement la tête pour regarder l'homme en question qui allait nous sauter dessus dès que nous serions sortis de la pièce. Je posai mon bras sur la table et m'appuyai légèrement dessus juste pour vérifier que mon arme était toujours dans ma doublure de manteau. Je crois qu'effectivement j'avais déjà vu cet homme quelque part, peut-être qu'il m'avait déjà vu en ville, peut-être qu'il dealait lui aussi, je me raclai la gorge. Qui il était je m'en moquais, s'il s'approchait à moins de quinze mètres de Bay il allait être réduit en poussière. Je regardais mon élève et lui adressai un grand sourire.

« Tu sais que j'ai gagné les jeux Olympiques de 2016, ce mec je le connais pas mais je peux facilement lui faire exploser la cervelle s'il le faut alors ne t'inquiète pas. »

Et mec si ce gars était armé il ne pourrait rien me faire, le seul problème serait qu'il amoche Bay mais j'en doute, ou qu'il me vole mon sac de médicament. Ca faisait longtemps que je n'avais pas repeint les murs avec du cerveau de petit con, ça me démangeait presque de me lever et refaire l'intérieur du McDonald's. Mais je ne pouvais pas le faire devant Bay, qu'allait-t-elle dire en voyant que le médecin était l'homme le plus violent du la région, voire du pays. Je continuais de boire mon café comme si de rien n'était, je n'avais pas peur de ce type, qu'il ramène une armée pour nous détruire et après éventuellement on en reparlera.

©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 2 Jan - 9:41





le poids du destin

dans un

sac à dos


Arthur & Bay




"Je ne pense pas que remettre le billet là où il était soit une bonne idée à part si je veux me faire arracher mes fringues. Vous le connaissez ce type ?"

Je ne le connaissais pas, j'en étais sûr. Il avait une tête de dealer mais j'achetais toujours ma salade ou mon chocolat à des personnes de confiance. Impossible donc que je le connaisse. J'essayais plutôt de me convaincre. Qu'est ce que mon professeur pourrait penser de moi si ce type était une de mes connaissance ? Quoi que lui se baladait avec un sac remplit de trucs non identifiés et je l'avais rencontré dans un tabac très louche. Mais je me savais en sécurité avec lui. Il avait un flingue et n'hésiterait pas à l'utiliser contre ce psychopathe pour nous protéger.

"Tu sais que j'ai gagné les jeux Olympiques de 2016, ce mec je le connais pas mais je peux facilement lui faire exploser la cervelle s'il le faut alors ne t'inquiète pas."

Je souriais, impressionnée. Avec l'arme qu'il avait, pas étonnant qu'il puisse l'exploser. Mon arme était plus discrète, un avantage quand on est en public mais il fallait être en contact avec l'ennemi. Avec un flingue, pas de problème de ce côté là.

"Impressionnant dis donc. Je ne m'inquiète pas mais je serais plus rassurée si il n'avait pas ce sourire débile sur ses lèvres et qu'il ne me fixait pas comme si il allait me bouffer."

Je rangeais mon billet à sa place initiale et buvais mon café d'un trait. J'avais une sainte horreur des gens qui m'observaient. J'étais paranoïaque à ce sujet et j'avais juste une envie, c'est de lui foutre mon poing dans la figure. Il fallait que je quitte l'endroit rapidement avant que je fasse une bêtise. Je me levais et invitais Mr Noghrey à me suivre.

"Je déteste qu'on m'observe. Je ne le supporte vraiment pas. Je serais plus à l'aise autre part. Enfin, seulement si vous voulez bien quitter cet endroit."

J’espérais qu'il accepte. J'étais très malpolie car il n'avait pas tout à fait terminé son café et était bien au chaud mais je ne supportais pas l'idée que quelqu'un me détaille de la tête au pieds. Je n'étais pas un morceau de viande et si ce type osait s'approcher de moi, il repartirait, une vive douleur à l'entrejambe.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'



_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 3 Jan - 20:18


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

Pas besoin de faire quinze ans d'études pour constater que ce gars dans le coin ne nous voulait pas du bien, Bay l'avait bien évidemment remarqué. Elle s'était futilement penchée vers moi pour me faire part de son anxiété, en plus d'être un psychopathe cet homme était peut-être même un pédophile. Je jetai un autre coup d’œil vers l'inconnu, maintenant j'étais presque certain de l'avoir déjà croisé, a force de faire des affaires avec des types louches on ne se rend plus vraiment compte de qui on rencontre. Il avait senti l'argent de Bay, s'était tellement facile pour lui de suivre une jeune femme dans la rue en attendant que je sois parti. Seulement je fis bien comprendre à la jeune étudiante que ce mec allait manger le sol s'il s'approchait de trop près. En portant le café à mes lèvres je resserrais néanmoins l'emprise de mes jambes sur mon sac sans serrer trop fort par peur de faire exploser des flacons fragiles. Bay me rendit mon sourire et me répondit calmement.

« Impressionnant dis donc. Je ne m'inquiète pas mais je serais plus rassurée si il n'avait pas ce sourire débile sur ses lèvres et qu'il ne me fixait pas comme si il allait me bouffer. »

J'acquiesçais lentement puis touillais inutilement mon café tandis que la jeune brune remettait son billet là où elle l'avait sorti. Je tapotai par suite le rebord de la table, je savais que c'était débile mais j'établissais un plan pour notre charmant inconnu. L'envie de lui taper dessus était trop forte, je n'avais pas eu l'occasion de me défouler depuis quelques mois, depuis le dernier front à vrai dire. Je sentais que mon élève n'étais pas à son aise, elle avait changé d'expression depuis que l'autre nous fixait, la fixait. Je n'attendis pas trop longtemps avant de Bay m'avoue qu'elle veuille s'en aller.

« Je déteste qu'on m'observe. Je ne le supporte vraiment pas. Je serais plus à l'aise autre part. Enfin, seulement si vous voulez bien quitter cet endroit »

« Bien sûr.»

Je posai ma touillette sur la table puis me levai comme si de rien n'était, je ne savais pas vraiment où nous pourrions aller mais ailleurs sera sûrement bien mieux qu'ici. Je pris délicatement mon sac pour mettre sur mon épaule, si ce mec nous choppait, il allait découvrir dans mon sac une bonne dose de morphine, c'est jackpot pour lui, de l'argent, une fille, de la drogue..la fête ! En me dirigeant vers la sortie en compagnie de Bay je regardais dans la vitre pour vérifier discrètement derrière nous que l'homme ne nous suivait pas. A priori non, a moins qu'il attende qu'on se rende dans une ruelle sombre pour nous sauter dessus.

©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : S'amuser
Habitudes du personnage : Tortiller ses cheveux

Feuille de personnage
Don: Sonder l'âme
Classe: 2ème année
Détails: ressent les émotions et les pensées des esprits qu'elle sonde
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 19 Jan - 13:26


LE poids du destin dans un sac à dos

 
Run...


"Je déteste qu'on m'observe. Je ne le supporte vraiment pas. Je serais plus à l'aise autre part. Enfin, seulement si vous voulez bien quitter cet endroit."

"Bien sûr."

Je le gratifiais d'un regard et attendais qu'il se lève. Je ne quittais pas du regard le petit fond de mon café mais ne cessais pas de penser au psychopathe qui n'hésiterait pas à me sauter dessus à tout moment. Je n'étais pas vraiment effrayée pour autant. D'une parce que je ne sentais que l'adrénaline qui prenait le dessus et de deux car je faisais confiance à mon professeur. Je laissais paraître une petit sourire sur mon visage. Je me plaignais toujours qu'il ne se passait jamais rien dans cette ville mais pour une fois j'étais servie. Une minuscule partie de moi espérait qu'il nous suive. Et c'était cette partie de moi qui m'effrayait un peu. Quelle jeune fille aurait voulu ça ? J'avais juste envie de vivre des trucs dingues. Et mettre ma vie en danger ne me dérangeais pas plus que ça. L'autre partie de moi espérait qu'il reste où il se trouvait et que Mr Noghrey et moi-même puisse rentrer tranquillement sans que rien ne ce soit passé. Nan. Je préférais définitivement qu'il nous suive. J'aimais l'action, un point c'est tout. Je ne pouvais pas le nier, c'était plus fort que moi. Je ne faisais pas part de mes pensées à mon prof de peur qu'il me prenne pour une folle. Nous sortions du McDo rapidement mais je ralentissais légèrement le pas quand je fus assez proche pour sonder son âme. Entrer dans l'esprit d'un malade comme lui ne m'enchantait pas mais j'adorais avoir une longueur d'avance sur mes potentiels ennemis. Je le regardais dans les yeux, le moyen le plus facile pour entrer dans sa tête de psychopathe. Je me concentrais seulement sur les choses les plus importantes. Pas besoin de me perdre là dedans. La plus petite partie de moi serait satisfaite. Il m'aurait déjà sautée dessus si j'avais été seule. Rassurant dis donc. Il n'attendait qu'une chose. Qu'on soit dans un endroit calme pour pouvoir nous sauter dessus. Il pensait que l'homme qui m'accompagnait n'était pas si coriace. Raté. Je rompis rapidement le contact en essayant de reprendre ma respiration. Je serrais les poings. Il n'allait pas m'avoir. Je me rapprochais de mon professeur tout en marchant à nouveau rapidement.

"Il attend le bon moment. Poche droite du pantalon, un couteau bien aiguisé. Blessure au genoux droit. Il pense attaquer par derrière. Il connait les rues par cœur. Il veut vous supprimer et il est très intéressé par votre sac. Mais je vais vous épargner la suite à propos de moi..."


 
Fond par Obsession © Codage par Bird pour LW uniquement ©
 

 

_________________
Bay Johnson
Be who you want to be
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Son truc préféré : Découper des gens dans sons infirmerie :3
Habitudes du personnage : Fumer of course, courir partout, exploser de la cervelle

Feuille de personnage
Don: Régénération Cellulaire
Classe: Un professeur a plusieurs classes :3
Détails: Professeur de bio et de tire + Médecin scolaire
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 23 Jan - 20:16


Arthur & Bay ❧ le poids du destin dans un sac à dos

En nous dirigeant vers la sortie nous fûmes obligés de passer à côté de notre psychopathe que j'ignorais totalement, seulement je ne pus m'empêcher de remarquer que Bay avait ralentit l'allure. Je tournai brièvement ma tête pour vérifier qu'elle me suivait toujours même si je savais que c'était le cas et je ne dis rien lorsqu'elle encra volontairement son regard dans celui de l'homme qui nous fixait depuis notre entrée dans le fast-food. Je ne savais pas ce qu'elle cherchait en faisant cela, mais dans le pire des cas ça me permettra d'appuyer enfin sur la détente et apprécier cette odeur de mort. C'est terrible, j'en suis conscient, mais depuis que je suis allé au front et que j'ai goûté à la satisfaction de tuer l'ennemi je suis devenu sans scrupule. Je me souviens parfaitement, de ce plaisir que nous éprouvions lorsqu'on criblait le corps des Italiens de balles ou qu'on brisait la nuque d'un Éthiopien. Je poursuivis mon chemin jusqu'à la sortie du fast-food tout en jetant un rapide coup d’œil à la vitre pour vérifier si l'homme était toujours assis. La fraîcheur extérieure me mordit le visage, j'étais habitué à l'hiver canadien et son froid saisissant, mais il arrivait toujours à m'avoir ! Ainsi un léger frisson me parcouru et nous traversâmes la rue en grandes enjambées, je voulais arriver à l'arrêt de bus le plus rapidement possible, quitte à tenter le diable et passer par une ruelle. Bay ne garda pas longtemps le silence, et ce qu'elle m'apprit ne me surpris absolument pas.

« Il attend le bon moment. Poche droite du pantalon, un couteau bien aiguisé. Blessure au genoux droit. Il pense attaquer par derrière. Il connait les rues par cœur. Il veut vous supprimer et il est très intéressé par votre sac. Mais je vais vous épargner la suite à propos de moi...»

Je resserrai néanmoins mon emprise sur mon sac, il pouvait me découper en morceau il ne toucherait pas à mon sac ! Je jetai un rapide coup d'oeil à Bay tout en marchant, je la voyais déjà abusée, frappée, souillée, violée... Je ne pouvais pas me permettre de passer par une ruelle avec elle à mes côtés, mais je me disais que finalement si je ne lui avait pas mis la porte dans le nez tout à l'heure ça se trouve ce type l'aurait suivit alors qu'elle aurait été seule. Je ne doute pas sur les talents de combats de la jeune brune, elle est dans un pensionnat militaire, elle est forcément bonne, mais avec ce genre d'individus il faut s'attendre à tout. Je m'engageais donc volontairement dans une rue normalement assez fréquentée, bien qu'elle ne le fut pas évidemment, et répondis à la jeune étudiante.

« Ne t'inquiète pas, à nous deux ce mec n'aura même pas le temps de nous dire bonjour ! »

Le temps qu'il ouvre sa bouche ma balle aura déjà transpercé son crâne et même fait un aller-retour pour revenir dans mon arme. Instinctivement je n'attendais que ça, je m'imaginais déjà tout un tas de scénarios rebondissants, en plus nous avions une longueur d'avance. Je me frottais presque les mains à l'idée de rencontrer comme par hasard notre futur agresseur. D'autant plus que nous étions facilement repérables, et Bay laissait son parfum partout dans la rue. Je n'avais rien contre, mais comme il était très capiteux l'agresseur, même aveugle, nous repérera facilement. Je me demandai lequel de nous était le plus psychopathe, moi qui désirais me faire coincer pour commettre un énième meurtre et le psychopathe qui voulait me descendre et abuser de mon élève. Je poursuivis mon chemin en silence tout en scrutant chaque coin de rue et Bay par la même occasion. On ne sait jamais, elle pourrait se volatiliser... A l'instant où je voulus tourner dans une rue pour rejoindre l'arrêt de bus mon cœur ne put s'empêcher de faire un bond. La surprise, l’excitation, je ne savais pas, mais ce que je savais, c'est que l'homme était là, je l'avais entendu, sentit. Il arriva de nul part, j'eus juste le temps de jeter un dernier coup d'oeil à mon élève en me rapprochant d'elle. Le psychopathe était là, face à nous, la pointe de son fameux couteau sous mon nez. Rien qu'à le voir je le savais alcoolique, fumeur, dépressive et à en juger par ses tremblements nerveux il devait être complètement anémié. Avant même qu'il n'ouvre sa bouche et nous montre ses dents pourries je lui coupais la parole.

« Trace ton chemin. »

J'étais de nature violent, l'hyperactivité n'arrange pas les choses, mais je gardais néanmoins mon calme et contournai sagement notre bonhomme tout en préparant ma détente, je ne sais pas ce qui me retenais de lui briser l'autre jambe, Bay peut-être. Je savais très bien qu'il ne nous laisserait pas tranquille, c'était évident. Avant même que je termine de le contourner j'eus droit à un très beau coup de couteau dans le ventre. Ca piquait un peu, mais pas assez pour tirer une grimace. C'est le regard froid et empli de haine que je dévisageai mon assassin, je repoussai son bras tout en sortant mon arme de ma veste pour venir la plaquer contre son front. A cette distance sa cervelle je presque la manger.

« On ne tue par n'importe qui tu sais. »

Au moment où je comptais lui faire exploser la tête j'entendis une détente se presser, un frisson me parcouru l'échine, Bay n'avait que des armes blanches. Je sentis une arme appuyer fermement contre ma tempe, et merde. Je n'avais pas prévu qu'ils seraient plusieurs, Bay non plus je crois. J'aurais peut-être du lui briser la jambe dès le debut, lui tirer une balle dans la jambe, mais je ne voulais que Bay découvre ma violence instinctive. Tant pis, dans trois minutes ma blessure sera déjà fermée et j'aura explosé tout ce petit monde. Je tournai mon visage pour voir mon agresseur et leur nombre mais aussi pour chercher mon étudiante du regard.

Comme ça tu peux aussi être un super-héros si tu veux
©flawless

_________________
vous devez tout voir
I HOPE THEY DIDN'T GET YOUR MIND, YOUR HEART IS TOO STRONG ANYWAY, WE NEED TO FETCH BACK THE TIME
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas

❧ Tout dans mon sac à dos .. LIBRE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2

Sujets similaires

-
» C'est quand on a tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut - Julia
» hyde ∞ parfois ce sont les gens qui vous trouvent, et on a beau les repousser ils entrent malgré tout dans votre vie.
» Un soir dans les ruelles de Madorass [libre]
» promenade de nuit dans une salle d'entrainement . (libre)
» [Ok] Une même adresse e-mail pour tous mes comptes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Näyak Therapy  ::  :: • 770 Sherbrooke Street :: Centre commercial-